L’ORDRE NATUREL DES CHOSES

Publié le par Wydyr

L’ORDRE NATUREL DES CHOSES

Lorsqu’on s’incarne en ce monde on oublie tout de notre passé, de nos vies antérieures, c’est comme si on devait écrire la nouvelle page d’un épisode de notre livre de vie. Enfant, nous avons besoin de nourriture aussi bien psychique, émotionnelle et mentale que physique car les deux sont nécessaires pour nous aider à construire notre personnalité future.

Nourrir l’enfant intérieur

A peine avons-nous ouvert les yeux dans notre berceau que percevant des images et sensations nos émotions s’en trouvent modifiés. C’est le moment de notre vie où nous avons le plus besoin de douceur, de tendresse, d’amour. Le contact direct avec notre mère est indispensable à cette nourriture émotionnelle et celle-ci à aussi pour rôle de nourrir notre imaginaire par de belles histoires et légendes qui s’imprimeront dans notre subconscient et ainsi notre enfant intérieur s’en portera mieux.

En parallèle de cette nourriture émotionnelle notre intellect se doit d’être nourri par certaines informations relatives aux lois et règles de ce monde afin que nous puissions nous y conformer et ajuster notre comportement pour demeurer en harmonie relationnelle avec le collectif.

Ainsi notre enfant intérieur nourri sur les deux plans : émotions (féminin) et pensées (masculin) trouvera un certain équilibre et au fur et à mesure de notre croissance notre rêve d’incarnation va se préciser.

Il suffit de regarder un enfant jouer et aussi d’observer son tempérament pour percevoir de façon intuitive ce pour quoi il est venu en ce monde. Chaque enfant est attiré par une forme de loisir ou de distraction particulière, pour l’un ce sera le sport ou le cirque, pour un autre la lecture et l’écrit, pour un autre le dessin ou la danse….

L’enfant vit dans son rêve et le rôle des parents consiste à l’aider à découvrir ce pour quoi il est venu car on ne peut vivre bien en ce monde et de façon équilibrée que si on fait ce qu’on aime et qu’on aime ce qu’on fait.

Les autochtones de toutes nationalité comme les amérindiens œuvraient en ce sens et chaque enfant recevait le nom qui correspondait à son caractère et a sa destinée : guerrier ou sage, guérisseur ou chasseur etc…

Lorsqu’on ne tient pas compte de ses potentialités latentes qui s’éveillent dés notre plus jeune âge on se retrouve déséquilibré : soit on est trop émotionnel sensitif et on devient une proie facile pour les plus dirigeants et aussi des clients potentiels pour psy, soit on est trop intellectuel réactif et on devient matérialiste ou scientifique à outrance ce qui à plus ou moins long terme nous amène aussi chez le psy. Si tous les chemins mènent à Rome, tous les déséquilibres mènent chez le psy.

L’ordre naturel des choses parait évident :

  • Pendant l’enfance on doit recevoir une nourriture équilibrée sur tous les plans : physique, émotionnelle, mentale afin de réveiller notre enfant intérieur
  • Pendant l’adolescence on étudie avec joie et enthousiasme les principes et techniques adéquates à notre rêve de vie (filière) nos études sont donc joyeuses et fructueuses, sans aucune contrainte puisqu’on prend plaisir à étudier ce qu’on aime. En parallèle on commence à découvrir les joies des émotions, des affects par le biais de flirts et amourettes mais on se consacre surtout à nourrir sa filière (études)
  • Lorsqu’on atteint l’âge adulte on peut alors se consacrer à réaliser notre rêve (vocation) et une fois celle-ci stabilisée on se consacre un peu plus aux relations amoureuses afin de trouver celui ou celle avec lequel ou pourra créer un foyer stable et prospère
  • A l’âge de la retraite on se retire des affaires et on peut transmettre la sagesse acquise par notre expérience de vie dans tous les domaines et donner de judicieux conseils à nos enfants pour qu’eux aussi puissent réussir leur vie.

Voyons maintenant l’ordre anti naturel des choses :

  • Pendant l’enfance on reçoit une nourriture déséquilibrée : mauvaise alimentation ( carencée ou bourrée de toxines et autres pesticides qui créent un terrain propice aux malformations et maladies ( obésité, maigreur etc) en parallèle on est gavé par des films et images qui nourrissent notre imaginaire par des clichés générateurs de peur, de phobies, d’angoisses ou de violence et on est remplit intellectuellement par une multitude de savoir plus ou moins utiles qui nous incitent à penser que la vie est un combat, qu’il faut être plus doué que les autres, que comme les spermatozoïdes dans l’utérus de notre mère il n’y a qu’un vainqueur et une multitude de perdants. Ainsi notre enfant intérieur est perturbé, déséquilibré, on finit par oublier notre rêve et on ne découvre par la vocation qui est notre et au lieu de créer notre réalité on accepte de se battre pour trouver une place ou un métier qui ne correspond ni à notre désir profond, ni à nos compétences psychiques ou physique, ni à notre tempérament
  • Pendant l’adolescence on étudie sans joie les principes et techniques adéquates au rêve que la société nous impose comme seule réalité et nos études deviennent contraintes ennuyeuses et on compense ce manque de joie par des émotions violentes ( films, sports) et des relations affectives mues par une libido en éveil ce qui finit souvent par l’accident imprévu : la fille tombe enceinte ou le garçon doit assumer une paternité mais dans un cas comme dans l’autre nos études s’en trouvent perturbées et stoppées. On doit trouver un travail, un appartement pour assumer des obligations d’adulte alors qu’on est encore qu’ado
  • Lorsqu’on atteint l’âge adulte on est alors obligé de faire n’importe quel métier pourvu qu’il nous permettre de gagner de quoi assumer notre quotidien, ceci bien sur au détriment de notre enfant intérieur qui s’évertue alors à nous envoyer des signes par le biais de dépressions, de petits bobos de santé ou parfois même d’une maladie grave. On se retrouve alors au chômage et on doit entreprendre une reconversion, c’est-à-dire se formater à nouveau pour trouver un nouveau job qui ne nous enchantera pas plus que le précédent. La fréquentation assidue des agences pour l’emploi ne devient alors pour nous que l’antichambre du psy qui nous attend au coin de la rue.
  • On se retrouve alors dans une situation financière de précarité. Si en plus on s’est marié par obligation alors qu’on n’était pas prêt à assumer ces charges (parce qu’on n’avait pas découvert notre vocation) on se retrouve dans des situations affectives douloureuses (divorces, séparation d’avec les enfants)
  • Lorsqu’on arrive à l’âge de la retraite on ne dispose que du minimum vital et au lieu de pouvoir aider nos enfants à trouver leur vocation on devient des charges à assumer. Si malgré ce chemin nous avons réussi tout de même à acheter à crédit une maison nos enfants se trouvent dans l’obligation de la vendre pour pallier aux sommes exorbitantes demandées par les maisons de retraite.

Ainsi on peut percevoir que la problématique d’une telle existence commence dés le berceau : tous les enfants qui ne reçoivent par une dose de tendresse, d’amour et d’imaginaire par leur maman et aussi des bonnes règles de conduite ont de fortes chances de suivre l’ordre anti naturel des choses.

L’androgynat se concrétise en notre intériorité ;

Notre enfant intérieur a autant besoin d’émotions et d’imaginaire que de pensées et d’idéaux car lui seul sait ce pour quoi nous sommes venus nous incarner.

Le but de l’éducation n’est pas de nous imposer un rêve ou un idéal ou de nous dire tu dois faire ceci ou cela mais bel et bien de nous aider à découvrir ce pour quoi nous nous sommes incarnés : notre caractère ; notre tempérament, nos loisirs ; nos gouts tout est là pour nous montrer la voie. Le rôle des parents consiste à savoir observer et discerner ce qui correspond à leur cher bambin mais surtout de ne rien lui imposer.

L’astrologie aide à découvrir certaines potentialités cachées dans la personnalité et qui ainsi peuvent donner un coup de pouce mais seul le cœur de l’enfant sait ce pour quoi il est venu car le cœur est le siège de l’âme, c’est l’endroit où celle-ci est en contact avec la Source de vie et l’Eros originel émanant de l’Etre des Etres.

Christian Duval le 6 Juin 2015

Publié dans philosophie appliquée

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