SEULE LA CONNAISSANCE EST LIBERATRICE 1/2

Publié le par Wydyr

SEULE LA CONNAISSANCE EST LIBERATRICE 1/2

Le savoir nous transforme en petits gris qui rampant lentement sur un chemin parsemé d’embûches nous en fait « baver »……..

Si le savoir acquis par l’étude d’enseignements et la vision de multiples films ou vidéos est nécessaire pour faire les premiers pas sur le chemin de l’alchimie intérieure il peut devenir un obstacle à un certain moment de passage. La compréhension du fonctionnement de la matrice, la révélation des mystères des pyramides ou de la structure des univers est certes indispensable afin d’ apprendre à mieux gérer notre quotidien ici bas en percevant le pourquoi et le comment de la Création mais tout cela ne nourrit que le corps mental et le corps émotionnel.

Chaque nouvelle découverte nous enthousiasme et nous donne envie d’explorer encore davantage, d’aller plus loin, d’en savoir plus et il est fort rare que les chercheurs passionnés échappent à cette étape. Moi-même aie été comme la plupart des chercheurs d’aujourd’hui un explorateur de l’esprit boulimique d’en apprendre toujours plus.

Il semble que cette étape fasse partie du chemin puisque ceux qui ne cherchent pas, n’étudient pas, ne sont guère passionnés par une quête demeurent dans une conscience ordinaire et une existence plutôt passive et truffée de problémes. Certains penseront que le savoir est inutile et préférant ressentir plutôt que d’étudier iront s’asseoir sous un arbre pour méditer mais peu en vérité ont trouvé la liberté ainsi.

La plupart des grands maitres et initiés comme Jésus et Bouddha ont étudié les écritures, cherché à percevoir les mystères du passé et la compréhension de l’univers puis ensuite se sont engagés dans la méditation profonde afin d’en percevoir la véritable connaissance.

Dés notre plus tendre enfance nous sommes formatés par le programme matriciel social, éducatif, religieux et notre cerveau établit ses bases de données à partir de cela. Si l’on veut accéder à la connaissance d’autres plans il faut changer ces paramètres et donc étudier d’autres concepts qui ouvrent notre compréhension à d’autres champs de conscience cependant lire ne suffit pas car pour comprendre il faut ressentir. Les émotions sont indispensables pour que les nouvelles données puissent s’imprimer dans nos mémoires cellulaires et modifier notre ADN et le seul moyen de ressentir est de pratiquer ce qu’on a appris par la lecture et l’étude et ainsi on peut vérifier le bien fondé de tout cela.

On retrouve le processus dans le cheminement alchimique (que j’ai explicité en détail dans un autre article) il est un temps pour étudier avec le mental et pendant cette période l’aspect féminin de notre structure est mis en veille afin de pouvoir mieux se concentrer puis ensuite il faut inverser le processus et mettre l’intellect de côté au profit de l’intuition et du ressenti. C’est l’étape dite de pèlerinage : le pèlerin part sur les chemins de la vie sans s’encombrer de livres et d’objets, son but est de communiquer avec son âme en expérimentant le savoir acquis pour qu’il devienne connaissance ainsi chaque concept appris par la lecture devient réalité par l’expérience. Une fois cela accompli le pèlerin alchimique revient de son périple en disposant d’une connaissance acquise par le vécu et peut partager cela en ne transmettant jamais ce qui n’a pas été vérifié par l’expérience. (Théories)

Certes l’existence terrestre est alternance de ces deux fonctionnements complémentaires ainsi lorsqu’on apprend un nouveau concept découvert par une lecture ou une vidéo il importe de passer à la phase intériorisation c’est-à-dire de méditer en profondeur sur le sujet et de pratiquer les exercices révélés afin de vérifier ce que ceux-ci provoquent sur notre Etre intérieur. Il est évident que tous les exercices et concepts ne donneront pas résultat car chacun d’entre nous est paramétré différemment selon ses encodages particuliers. Il n’y a donc pas de mauvais enseignements ou de mauvais exercices mais parmi tous ceux-ci il y en a certains qui sont plus adaptés à notre constitution.

Si l’on se contente de lire ou de visionner une multitude de vidéos sans prendre le temps de digérer les infos c’est-à-dire de transformer le savoir en connaissance on arrive tôt ou tard à un moment d’indigestion car on est tellement gavé qu’on ne peut plus rien assimiler.

Le processus est identique à celui de la nourriture. Nombreux sont ceux qui de nos jours mangent n’importe quoi, se remplissent l’estomac avec des aliments lourds et sans vie qui au lieu de les nourrir pompe leur énergie vitale et très vite le besoin de manger ressurgit. C’est ainsi que plus on mange d’aliments dénaturés plus on a faim et on n’arrive jamais à satiété car la digestion de certains aliments comme les conserves industrielles prend plus d’énergie au corps qu’elles n’en donnent et peu à peu le corps s’alourdit de surcharges pondérales et perd sa vitalité.

Il en est de même au niveau de la nourriture mentale et émotionnelle. Le savoir transmis par les médias et les systèmes scolaires et religieux nous amène à l’indigestion et l’écœurement et la plupart de ce qu’on ingurgite ne nous sert absolument à rien pour mener une vie saine et heureuse.

Le processus est identique avec le savoir spirituel et scientifique : on peut absorber une quantité phénoménale d’informations par la lecture et les vidéos sans jamais trouver la plénitude, la satisfaction ne vient jamais et dés qu’on à fini d’ingurgiter une information on se précipite sur une autre et internet ressemble alors à une grande table de festin où l’on veut tout avaler jusqu’à friser l’indigestion voire l’apoplexie.

Le savoir ressemble à une recette de cuisine, il donne envie de… mais ne peut donner la plénitude obtenue par l’ingestion du plat une fois qu’il est préparé avec amour. Il importe donc de pratiquer le discernement afin de ne pas tomber dans la boulimie du savoir qui ne nourrit que l’ego.

L’intellect nous donne envie d’en savoir davantage afin de nous libérer mais c’est l’ego qui s’empare du processus et celui-ci ne connait qu’un mot « contrôle » et plus on sait de choses plus notre intellect contrôle notre vie et ceci sur tous les plans.

Le piège est de tomber sous domination de l’ego qui devient de plus en plus puissant et on peut devenir une véritable encyclopédie vivante qui nous incite alors à nous présenter comme un Maitre car on a réponse à toutes les questions et ainsi on est tenté de se proposer comme coach spirituel ou enseignement d’une multitude de pratiques acquises par l’étude ou les stages. On peut obtenir une certaine notoriété si on est à la hauteur de ce qui se présente mais cela ne dure jamais longtemps car la connaissance qui vient du cœur ne nous nourrit pas et ainsi on peut donner l’impression de plénitude et de satisfaction alors qu’au fond de notre Etre on se sent triste et impuissant et non comblé en totalité.

A suivre …. Christian Duval le 24/8/2015

Publié dans philosophie appliquée

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