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COMMENT VAINCRE L’ILLUSION !

Publié le par Wydyr

COMMENT VAINCRE L’ILLUSION !

COMMENT VAINCRE L’ILLUSION !

C’est la masse populaire qui dirige ceux qui gouvernent !

Tout ce qui suscite en nous une émotion déclenche un processus hormonal modifiant la bio chimie de notre corps et notre schématique ADN. Notre cerveau enregistre cela dans la mémoire résiduelle comme étant une « vérité » qui à force d’être nourrie devient une habitude, devenant un comportant, modifiant notre caractère et notre état de santé et tissant notre destinée.

Le cerveau est incapable de discerner le bien du mal, la réalité de l’illusion. Dés que l’émotion impressionne l’âme de nos cellules, cela modifie notre « Etat d’Ame ». Notre corps physique est « animé’ » par cette fréquence astrale dite « animale ». Les animaux sont mus par les instincts générés par la survie et la nécessité de se reproduire. Ils sont guidés par leurs peurs instinctives ce qui les amène à s’éloigner des prédateurs ou des lieux dangereux pour eux. Mais ils ne sont pas conscients du pourquoi et du comment.

C’est là toute la différence entre les humains et les animaux. Nous disposons d’une capacité de comprendre la cause ou l’origine des événements que nous expérimentons : nous sommes non seulement vivants mais conscients de l’Etre. Ce qui n’est pas le cas pour les animaux.

Cet instinct conscient qui nous anime est appelé « intuition ». L’intuition vient de la partie de nous qui « sait » et elle nous incite à faire ceci ou cela tout en comprenant la finalité de l’action accomplie.

Le fait d’avoir un corps « astral » c'est-à-dire « animal et instinctif » est à la fois notre point fort et notre point faible. Nous pouvons soit subir le processus, soit l’utiliser à notre avantage.

A chaque fois qu’une émotion est suscitée en notre corps astral cela modifie la biochimie et notre Etat d’Etre comme cela a été dit ci-dessus. Tout ce qui suscite une émotion est agent actif de la modification de notre intériorité et peu importe que cela soit « réel » ou « fictif » ou « virtuel ». Du moment que l’émotion est ressentie, le processus est enclenché.

Ainsi a chaque fois qu’une image, qu’une histoire ( vraie ou imaginaire) qu’une information ( réelle ou fausse) qu’un film ( documentaire ou fiction) qu’un livre ( biographie, histoire vécue ou roman) qu’une parole, qu’une croyance ( prophétique ou fictive) qu’une une pensée déclenche une émotion en nous, cela modifie notre biochimie, nos états d’âmes, notre santé.

Tout ce qui « entre » nous en modifie notre intériorité sur tous les plans (physique, psychique)

C’est ainsi que nous pouvons constater que tout est « illusion » puisqu’un film, une histoire fictive peut transformer radicalement non seulement notre état intérieur mais aussi notre santé et notre destinée. Mais grâce à notre capacité de voir, discerner et de choisir nous pouvons Etre maitres de ces illusions tout simplement en choisissant la qualité des émotions que nous déclenchons en nous.

Pour cela il suffit de choisir ce que nous lisons, écoutons, regardons, nourrissons, tout ce à quoi nous donnons attention.

Si nous passons notre temps à nous remplir d’informations, de lectures ou de films relatant des séquences de guerre, de violence, d’horreur, de meurtres, d’enquêtes policières, de maltraitance, de crise économique, nous nourrissons notre « psychisme » de cela et celui-ci induit toute notre structure physique. Par l’effet de la loi de résonnance, nous sommes attirés dans un « décor extérieur » reflet de cet état intérieur que nous avons nourri. Tout ce que l’on voit à l’extérieur est reflet de notre intériorité et non le contraire.

Les personnes non éveillées croient à une réalité extérieure, ce qu’ils voient dans leur environnement, ce qui est diffusé par les médias et essaient de s’adapter à ce monde qu’ils croient réel et tangible et ainsi ils modifient leurs états intérieurs et leur destinée. Ils se nourrissent de ces informations relatant les crises dans tous les domaines et agissent en fonction de cela et ainsi créent cette réalité. Si on leur parle de crise économique ils s’empressent de freiner leurs dépenses, thésaurisent, et la crise devient réalité pour eux. Cependant la crise ne touche pas ceux qui ont induit « la rumeur », bien au contraire cela les enrichit.

L’éveil consiste simplement à sortir du sommeil léthargique et percevoir qu’il n’existe aucun univers tangible réel mais que chacun voit et expérimente l’univers qu’il conçoit en son intériorité et l’extérieur est le « reflet » de la vision interne.

Donc lorsqu’on nourrit son intériorité de scénarios violents, ou problématiques, l’onde de résonnance de notre aura nous amène à vivre cela dans la réalité. On finit par vivre dans le quotidien une expérience similaire à ce que l’on a vu comme informations sur notre petit écran.

Il ne faut pas croire que parce qu’on regarde ces informations en faisant autre chose qu’elles ne s’inscrivent pas dans notre intériorité. Certes cela est moindre mais même si on roupille devant un reportage violent les images et sons émanant de celui-ci pénètrent dans nos auras. Le processus est parfois encore plus efficace puisque notre « conscient » étant en état de veille, nous ne pouvons pas faire le tri. Tout ce qui entre dedans modifie l’intérieur.

L’état de santé ne dépend donc pas uniquement de notre nourriture physique mais avant toute chose de notre nourriture « psychique » (mentale, émotionnelle, sensorielle).

Vivre loin du monde dans un environnement sain ne suffit pas pour vivre bien et en bonne santé, cela dépend de notre état intérieur. Si nous choisissons une vie isolée des grandes cités, et privilégions une nourriture bio, et nous éloignons de toute pollution électromagnétique parce que nous « avons peur » de ces ondes, que nous ne voulons pas nous faire contaminer, nous ne sommes pas immunisés car c’est la « peur » qui nous impulse et non l’amour. Nous pouvons manger sain et sans stress mais cela ne nous empêche pas de tomber malades. C’est ce qui arrive à nombreuses personnes qui désirant vivre vieux s’enferment dans des lieux isolés où ils pensent mieux vivre et où toute leur existence consiste à cultiver des légumes bios, à construire des abris, c'est-à-dire à survivre et non à vivre !

Nous avons le choix entre deux fréquences : l’amour ou la peur.

La peur engendre la méfiance, l’isolement, le manque de confiance, la tendance à voir le mal partout et à vouloir s’en protéger et nous amène à une solitude « saine » mais triste et parfois même avare et égoïste et par effet de résonance celle-ci affecte notre enfant intérieur qui ainsi déclenche des états maladifs morbides.

L’amour engendre la confiance, la solidarité, la joie, l’optimisme, le partage, une saine créativité. Il ne peut y avoir d’amour sans confiance car l’amour est un état unitaire et quand on ressent celui-ci on est comme habité par cette onde d’amour qui nous invite à tout aimer. Notre lumière intérieure rayonne via notre aura en tant qu’amour inconditionnel. Cela peut nous amener à vivre dans un endroit sain au niveau énergétique, à manger sain, à nous nourrir de bonnes émotions mais non pour nous protéger du « mal » (extérieur) mais pour nourrir le « bien » (intérieur) qui suscitant un bien être nous attirera dans une monde extérieur reflet de cela.

Nous pouvons donc vaincre l’illusion car nous pouvons choisir le genre d’émotions que nous voulons expérimenter et pour cela nous devons choisir nos lectures, nos films, nos histoires, nos pensées afin de nourrir notre imaginaire de scénarios optimistes.

Il est fort dommageable de voir que de nos jours que l’outil appelé » télévision » est utilisé uniquement pour diffuser des émotions maintenant dans l’illusion, la peur. Toutes chaines confondues on ne trouve que des films ou séries policières violentes relatant des meurtres, des scénarios catastrophes, terroristes et des documentaires relatifs aux exactions commises par des tyrans comme Hitler, Staline… la mode est aussi aux « séries » qui maintient les téléspectateurs dans une perpétuelle attente de la suite et donc un conditionnement ( je ne veux pas louper mon feuilleton ! ).

La question que chacun d’entre nous devrait se poser avant d’ouvrir un livre, ou d’allumer sa télé ou d’aller voir un film c’est « qu’est ce que cela nourrit en moi, quel est le personna en moi qui à encore besoin de cela ? ».

Certes les médias oeuvrent pour diffuser ces images et reportages plus ou moins truquées et notre cerveau ne fait aucune différence entre réalité et télé réalité, entre documentaire ou fiction mais nous disposons du pouvoir de boy cotter tout cela. si demain, tous les Français cessaient de regarder ces séries et autres documentaires et informations, les directeurs des chaines seraient bien obligés de changer leurs programmes. C’est la masse qui dirige ceux qui gouvernent.

Le boy- cott est l’arme suprême pour entamer une révolution pacifique et celle-ci commence en chacun de nous. Si nous voulons vivre dans un monde en paix alors commençons par établir celle-ci en nous et libérons nous de tout ce qui dans notre vie nourrit autre chose que cela.

Certes il est parfois difficile de changer de nourriture mentale et psychique car il y a en nous un ange blanc qui se nourrit de lumière et un ange noir qui se délecte de ces scénarios morbides. Cependant à chaque fois que nous nous laissons aller à nourrir cet ange noir en regardant un film noir ou violent ou il est question de meurtres, nous enracinons davantage cette fréquence en nos corps et a notre insu cela devient une habitude et il nous faut parfois plusieurs vies pour nous en libérer.

Anecdote

Lors de mon pèlerinage à Compostelle j’ai été surpris par un orage phénoménal. Je me suis trouvé au bas d’une rue en pente qui ressemblait à une rivière, j’ai donc décidé de m’abriter sous le balcon d’une maison avoisinante. J’étais revêtu d’une cape dégoulinante d’eau. A peine installé sous la terrasse un vieil homme est arrivé avec un grand bâton et m’a foncé dessus. Il me chassait comme si j’étais un malfaiteur, je n’ai pas pu en placer une. Une heure plus tard alors que j’étais dans une boulangerie je racontais à la vendeuse mon aventure. Une femme qui faisait la queue derrière moi me dit /

- oh Monsieur je suis désolé, c’est homme c’est mon père, dés qu’une personne s’approche de la maison il agit ainsi, je n’arrive pas à le raisonner ».

Je lui ai demandé « mais pourquoi agit il ainsi ? S’est il fait agresser ? »

- Non me répondit elle. Il passe toutes ses journées devant la télé à regarder des films policiers dont il raffole entrecoupés des informations. Je crois qu’il mélange tout

Ainsi cet homme avait fini par confondre l’illusion et la réalité. Et cela avait modifié son comportement.

Ainsi tout est illusion en ce monde puisqu’un simple film peut changer notre vie et le transformer en enfer ou en paradis. Choisir la qualité de sa nourriture psychique est un pas déterminant si nous voulons modifier notre réalité et sortir de l’enfer pour entrer au paradis. Ceux-ci n’étant pas des lieux terrestres ou extra terrestres mais bel et bien des Etats d’Etre que nous nourrissons par tout ce que nous ingérons, voyons, entendons, écoutons, nourrissons.

La transformation commence par cela !

Christian Duval Wydyr le 24 avril 2016

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conférence du 19 avril: reconnaitre c'est créer ..

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https://youtu.be/rT0i5ax-ZUc

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DAME RUMEUR ET SES COMMERAGES…..

Publié le par Wydyr

DAME RUMEUR ET SES COMMERAGES…..

DAME RUMEUR ET SES COMMERAGES…..

Depuis que notre monde est apparu, Dame rumeur se ballade dans les couloirs du temps et dés qu’elle sent un individu mâle ou femelle disponible, elle s’empresse de s’installer en lui et l’utilise comme outil parfait pour tisser l’Ombre dont elle raffole.

Afin d’établir son royaume en ce monde, elle s’est entourée de plusieurs complices : Division, Doute, Suspicion, Mensonge Ragot, Commérage, Critique et Jugement. Son pire ennemi est Amour qui entouré de sa bande de copains : Confiance, Tolérance, Discernement, Humilité, Joie de vivre n’arrête pas de lui mettre des Bâtons dans les Roues.

Tout au long de ses multiples aventures, Dame Rumeur à triomphé maintes fois. Elle à tant de tours dans son sac que nombreuses fois elle à remporté la victoire.

C’est elle qui grâce à ses arguments convaincants à réussi à faire condamner ce Jésus qui prônait l’amour universel. Elle s’y est si bien prise que mêmes ceux qui avaient été guéris par le fluide d’amour de ce maitre ont aussi eux aussi crié « à mort l’imposteur !».

Certes, elle ne pouvait pas agir seule et pour manipuler la foule, il lui fallait moult participants qu’elle recrutait parmi les intellectuels rationnels et autre religieux ensoutanés et endoctrinés. La plupart des grenouilles de bénitiers faisaient partie de son clan.

Raconter des mensonges, donner de fausses informations, manipuler, faire croire à des inepties, imposer des croyances, colporter des ragots non fondés était la méthode la plus utilisée. Il n’y a pas une grande révolution ou une grande crise économique qui ne fut pas initialisée par elle.

Elle était présente lors de la Révolution Française et elle exulta lorsqu’elle vit la tête de Louis XVI tomber dans le « panier à têtes » et ce qui lui fit le plus plaisir fut le fait que tout cela soit source de réjouissance pour la populace ! S’ils avaient eu le moindre grain de cervelle, tous ces gens qui prenaient plaisir à voir les têtes tomber auraient pu se poser la question « n’y avait t’il pas une autre solution, plus humaine ? »

Dame Rumeur avait préparé son piège bien à l’avance. Elle s’était pour cela servi de l’Ego de ce roi appelé Louis XIV qui avait affamé le peuple et écrasé d’impôts afin de récolter les fonds destinés à construire son Grand Palais où il aimait à se pavaner avec sa Cour. Le peuple affamé mit plus de 200 ans à se réveiller. Louis XIV affama la populace mais c’est à Louis XVI qu’on coupa la tête. Que les gens sont bêtes ! ricanait-elle, ils adorent leurs tyrans et tuent ceux qui leur veulent du bien comme ce bon Louis XVI dont le seul but était de diminuer les impôts et de faciliter la vie du peuple.

Elle se réjouissait aussi d’avoir grâce à ses prouesses mensongères fait condamner au bûcher ces Chevaliers Templiers dont le seul but était de protéger le peuple et de l’amener vers une unité solidaire.

Dés qu’une crise économique ou une guerre se fait sentir, Elle est présente. Elle œuvre à merveille en diffusant mensonges et calomnies. Il lui suffit de faire croire à un individu qu’il va y avoir une pénurie de ceci ou de cela pour qu’une crise se manifeste. La rumeur créé la réalité, c’est infaillible aussi Dame Rumeur se ne prive pas de prendre plaisir à jouer.

Mais au fil du temps certains humains plus malins que les autres sans doute finirent par découvrir le pot aux roses et ceci depuis la dernière Révolution en date : Mai 1968.

Là encore elle s’était amusée comme une folle et la guerre civile qui avait fait rage en France avait été pour elle un spectacle délectable. Des étudiants qui affrontaient les forces de l’ordre, quel régal !

Elle aimait se rappeler l’histoire de Lucie, cette jeune étudiante.

Lucie s’était retrouvée dans une manifestation estudiantine pour réclamer certains privilèges liés à la liberté d’expression. Au sein de la foule Dame Rumeur avait inséré quelques uns de ses agents qui criaient « CRS.SS »Cette phrase reprise en chœur par les autres manifestations déclencha un climat de violence et l’affrontement avec les forces de l’ordre était inévitable. La jeune fille encouragée par l’ambiance se mit à taper sur les « flics » avec une sorte de joie inédite. Quand elle rentra chez elle Lucie fut perturbée en apprenant que son père était hospitalisé aux urgences. CRS il avait été blessé au cours de la manifestation et était dans un coma profond. Lucie prit tout d’un coup conscience de son implication dans la bataille et cela la perturba profondément « j’ai participé à cela ! J’aurais pu tuer mon père ». Dame Rumeur était satisfaite : elle avait semé l’Ombre du doute.

Mais les consciences s’éveillaient et il y avait de plus en plus de personnes qui n’étaient plus dupes et qui devenaient conscient qu’ils avaient été manipulés par les médias et autres instances. Ainsi naquit la théorie du « complot du gouvernement mondial ».

Certes, celle-ci était fondée. Il y avait effectivement bien des dirigeants religieux, politiques, financiers et médiatiques qui utilisaient le mensonge pour tirer profit des bienfaits générés par celui-ci. Cependant tous les dirigeants n’étaient pas ainsi, il y en avait encore quelques uns qui étaient de bonne foi et désiraient véritablement le bien être collectif.

L’arme principale utilisée par Dame Rumeur était la généralisation. Elle utilisait cette tendance qu’ont les humains à tout mettre dans le même panier. C’est ainsi qu’en 1789, elle lui avait été relativement facile de faire croire à la populace que tous les nobles et curés étaient des êtres malfaisants et qu’ainsi on leur avait tous coupé la tête. Alors qu’en vérité il y avait de bons curés et aussi des nobles dignes de ce nom.

Depuis le début des temps elle utilise le même stratagème et c’est grâce à celui-ci qu’elle a instauré le racisme ethnique, religieux, social, monétaire, politique. Ainsi il suffit qu’un « black » fasse un mauvais coup dans un quartier pour que les résidents finissent par croire que tous les blacks sont malfaisants. Il suffit qu’un patron profite outrageusement de ses ouvriers pour que tous les ouvriers français pensent que tous les patrons sont des salauds et profiteurs. Çà marche à tous les coups !

La théorie du complot du gouvernement mondial allait alors pouvoir être utilisé à ses fins. C’est ainsi qu’elle utilisa moult reporters et journalistes en herbe pour diffuser sur « la toile » un mélange d’informations juste et fausses.

Lorsque certains découvrirent que l’écroulement des deux tours aux Etats Unis n’était pas le fait d’un acte terroriste mais une manipulation gouvernementale pour installer un climat de peur, elle utilisa l’information pour peaufiner son plan diabolique.

Les dés étaient jetés ! Désormais la masse populaire commençait à perdre confiance en ses dirigeants, l’unité était rompue. Chacun se méfiait de son voisin, de son patron, se demandant parfois si celui-ci n’était pas petit gris extraterrestre caché sous une apparence humaine. La confiance s’effrita en totalité. Le règne de l’amour était en plein déclin.

La populace ne croyait plus en la justice, ne faisait plus confiance aux forces de l’ordre, ni aux militaires, ni aux enseignants, ni aux religieux. Tout devint opaque et lourd. Un climat d’angoisse s’installa.

Et c’est là que Dame Rumeur utilisa ses dernières armes. Elle se servit de tous ceux et celles qui persuadés de faire le bien et d’œuvrer pour l’Unité se mirent à diffuser une multitude d’informations sur la « toile » par le biais de vidéos et d’écrits. Mais la plupart de ces diffuseurs qui ainsi pensaient faire mieux que les médias, peu en vérité étaient doués de discernement et leur action ne faisait que tisser davantage l’ombre.

Un climat angoissant, insécurisant s’installa sur la terre. Nous étions en l’an 2015.

Tout bon journaliste qui respecte son éthique se doit de vérifier les informations qu’il diffuse afin de percevoir aussi l’impact que cela peut avoir sur la foule. Les grands initiés savent que certaines vérités ne peuvent pas être révélés à certaines personnes car cela peut être mal interprété et faire plus de bien que de mal.

Dame Rumeur était satisfaite. Nombreux humains croyaient à la fin d’un monde apocalyptique, d’autres à une crise économique, d’autres persuadés que les forces de l’ordre (militaires et gendarmes) étaient les agents des manipulateurs leur compliquaient le travail au lieu de les aider.

La technique de généralisation fonctionnait parfaitement. Dés qu’il arrivait un fait dommageable, l’adepte de la « théorie du complot » imputaient celui-ci aux forces de l’ordre, au gouvernement alors que cela n’était que mensonge. Parmi les élus et dirigeants il y avait bel et bien des manipulateurs mais tous n’étaient pas de cet acabit.

Dame Rumeur était satisfaite. Un climat de révolution planait dans l’air, il suffisait d’un rien pour déclencher la poudrière. Chaque jour de nouvelles têtes tombaient dans le « panier ».

Cependant la résistance s’était organisée. Les adeptes de l’Amour œuvraient eux aussi pour rétablir le lien Unitaire et fraternel entre tous les humains, car ils savaient que l’Union fait la force et tant qu’on vivrait dans un pays divisé, rien ne bon ne pourrait en sortir.

Aussi ils rédigèrent un petit article qui, s’il était lu et suivi pourrait démonter le plan de Dame Rumeur.

« chers Amis de l’Unité et de l’Amour, la révolution qui s’en vient se doit d’être pacifique aussi avant de publier un article ou une vidéo sur la toile, vérifiez en le fondement et ne diffuser que ce que vous avez expérimenté par vous-mêmes, comme l’a dit le grand Maitre Bouddha « ne croyez jamais quelque chose que je vous dit sans l’avoir vérifié par vous-mêmes »et anticipez le climat que suscitera votre information : nourrira t’elle plus le plan d’Unité fraternel, la confiance et l’amour où nourrira t’elle un climat d’angoisse, de suspicion, de manque de confiance en son prochain. ? La responsabilité de chacun est immense, alors informez oui mais vérifiez vos Sources ».

Dame Rumeur ayant eu vent de l’article se sentit mal à l’aise. Mince ! Il était coriace cet Eros, si jamais les lecteurs suivaient son conseil, tout son plan allait tomber à l’eau.

Tout cela dépend de nous !

Christian- Wydyr

Le 12 avril 2016

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Publié dans Editorial Wydyr

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conférence du Mercredi 13 Avril 2016

Publié le par Wydyr

conférence du Mercredi 13 Avril 2016

voici le lien pour la conférence

http://christian.ad2np.com/conferences/

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VIES ANTERIEURES : FICTIONS OU REALITES ?

Publié le par Wydyr

VIES ANTERIEURES : FICTIONS OU REALITES ?

VIES ANTERIEURES : FICTIONS OU REALITES ?

Le film existentiel

Le monde de 3 D est comme un immense studio de cinéma où les acteurs (nous) sommes venus jouer un rôle particulier. Notre Soi est producteur, réalisateur et metteur en scène et scénariste et nous à choisi comme acteur ou actrice pour « tourner un film » expérientiel. .

Il a mit en place le décor et à recruté moult figurants (hommes, femmes, animaux) pour nous donner la réplique et participer à nos « actions ».

Notre scénario de vie colle parfaitement à nos désidératas internes (dramatique, comique, comédie, humour, espionnage, romantique) et à chaque incarnation nous choisissons un thème particulier cependant rien ne nous oblige à nous projeter sans cesse dans des scénarios répétitifs qui font ressembler nos incarnations vies successives à une série télévisée à plusieurs saisons qui à tôt fait de nous amener à nous cristalliser dans un personnage stéréotypé et totalement identifié à un rôle.

Les séries télévisées.

Tant que nous restons « collés » et identifiés à nos vies antérieures notre vie ressemble à une série télévisée du type Dallas, Falco, Lost, plus belle la vie, Hawaï police d’état etc.…. Lorsqu’on regarde une série télévisée on se rend vite compte que si on n’a pas vu les épisodes précédents il nous manque des éléments pour comprendre le comportement des personnages car au fur et à mesure des épisodes on en découvre un peu plus sur eux.

Un jour je suis tombé par « hasard » sur un épisode de « Lost » de la saison 3 et si l’histoire m’a parue intéressante il est évident que je n’ai pas compris grand-chose vu que je ne savais rien des personnages, de leur passé, et j’ai donc du regarder les épisodes précédents pour mieux comprendre le psychisme et la façon d’agir des personnages.

Hors dans cette série il y avait un acteur qui au début du film était handicapé et qui se retrouvait ensuite valide une fois sur « l’Ile » et ce personnage évoluant au fur et à mesure des épisodes me fascinait à tel point que j’ai fini par identifier l’acteur au personnage. Il y a quelques jours de cela j’ai retrouvé cet acteur dans un autre film où il campait un personnage totalement différent et j’ai eu un mal fou à dissocier l’acteur du rôle qu’il avait joué dans Lost si bien que cette « imagerie interne » m’a amené à ne pas vraiment coller au film. Je ne voyais toujours que le personnage de Lost , comme si je regardais un épisode de cette série.

Les comédiens hommes et femmes savent bien le risque qu’ils courent dés qu’ils jouent dans une série télévisée ou un Film à série comme Rambo pour ne citer que lui. Chaque acteur est choisi pour sa « gueule », son profil et les metteurs en scène choisissent les mêmes acteurs pour des rôles identiques (Sylvester Stallone pour Rambo, Bruce Willis comme policier doux et brutal dans ses méthodes ; Louis de Funès comme comique etc.…)

Tout acteur qui veut changer de répertoire se trouve face à de multiples obstacles car le public à des exigences qu’il faut respecter : un comique doit rester comique !!! L’acteur Bourvil à réussi une prouesse lorsqu’il à tourné son dernier film où il avait un rôle de policier sérieux alors qu’on attendait à chaque instant qu’il nous fasse rire !

Le danger pour un comédien est donc de tomber dans le piège de l’identification à un personnage. La télévision française nous en montre l’exemple avec sa série « Plus belle la vie » et la plupart des acteurs qui tournent dans la série depuis le début ne peuvent tourner autre chose car leur personnage leur colle trop à la peau.

Changer de scénario !

Il en est de même pour nous tous ! Nous pouvons choisir de rester identifiés aux personnages que nous avons joué dans nos vies antérieures et de continuer à tourner une nouvelle série ( qui finira un jour ou l’autre par nous ennuyer) ou choisir de tourner un nouveau film dans lequel l’acteur que nous sommes n’est pas imprégné de ses anciens rôles et nous pouvons aussi tourner plusieurs films en cette nouvelle incarnation ( pourquoi se contenter d’un seul !) et ainsi le Grand metteur en scène céleste se réjouira lorsque nous lui ramènerons les DVD de nos films existentiels afin qu’il les visionne sur son écran super géant..

Quand le film est fini …. !

Lorsqu’un film est terminé le décor est démonté, les comédiens enlèvent leurs costumes, ils se séparent en bons amis ravis d’avoir tourné un film ensemble et chacun retourne chez soi en attendant de trouver un nouveau rôle dans un nouveau film.

Certes pour jouer un rôle chaque acteur doit puiser dans sa propre réserve émotionnelle et sensorielle mais tout cela ne sert qu’à rendre l’histoire plus vivante, plus crédible. Il est plus facile de jouer le rôle d’un gentil quand on est gentil que de jouer le rôle d’un méchant et c’est pourtant en jouant le rôle de méchant qu’on s’aperçoit qu’en fait il y en avait aussi un en nous car tous les personnages possibles habitent en nous, nous avons tellement joué de rôles dans nos autres vies que notre penderie est riche de costumes.

Alors rien ne nous empêche de temps en temps de prendre l’un ou l’autre pour jouer une saynète sans nous laisser embarquer par nos émotions et sensations, ainsi nous pouvons puiser dans notre réserve à souvenir pour enrichir notre imaginaire mais sans nous laisser prendre au jeu..

Le sage raconte…..

Le sage sait cela, il peut parler de ses vies antérieures et de sa vie présente passée sans que cela l’émeuve ou le touche davantage, il peut raconter sa vie car celle-ci est riche d’expériences et d’exemples qui peuvent apporter un peu d’éclairage aux autres car seule l’expérience permet de connaitre. Le sage ne raconte pas les histoires des autres ou les romans ou techniques qu’ils à lu mais uniquement ce qu’il à a vécu et expérimenté.

Chacun d’entre nous est digne de raconter sa vie sans se laisser prendre aux épisodes précédents, sans se laisser enfermer dans l’histoire. Le récit de nos vies passées pourra se révéler comme étant le livre de Notre Légende, un livre révélateur pour ceux qui souhaiteront le lire…

La Légende des mondes !

Le Père céleste à écrit le Livre de la Légende des Mondes, celui-ci contient tous les Mythes possibles à vivre, à expérimenter, tous les Héros mythiques sont à vivre. Parmi ceux-ci se trouvent les 12 travaux d’Hercule qui correspondent aux 12 signes zodiacaux (j’ai écrit plusieurs articles à ce sujet) et chacun de nous en cette vie à incarner Hercule dans un Travail particulier, c’est en quelque sorte notre « scénario de vie » mais rien ne nous dit à l’avance comment nous allons pouvoir accomplir cette tâche, rien ne nous dit « comment jouer » ou « comment faire ».

Le Grand Metteur en scène nous laisse libre de notre jeu. Nous pouvons choisir une trame dramatique, policière, comique, romantique, humoristique, c’est notre choix. Nous pouvons choisir d’Etre Heureux ou malheureux, triste ou joyeux et dés que nous avons choisi notre Etat d’Etre et nous sommes concentrés dessus, notre scénario de vie s’établit tout seul… tout ce qui vient à nous forme le décor de notre choix de vie ; tous les figurants qui partagent notre film correspondent à notre scénario…

Alors ne laissons pas les personnages que nous avons été dans nos vies antérieures nous gâcher le nouveau scénario, car ce qui importe c’est le film Ici et maintenant et même si jusqu’à aujourd’hui nous avons inconsciemment joué nos personnages antérieurs dans un « mauvais film » rien ne nous empêche à cet instant précis de dire « stop ! Je ne veux plus tourner dans ce film » et de changer de scène, de poser notre costume et de nous en aller sur les chemins en étant convaincu que la Providence nous amènera à rencontrer le producteur qui nous proposera un rôle adapté à notre nouveau choix de vie.

Christian -Wydyr

Le 7 avril 2016

Publié dans philosophie appliquée

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LA FIN DES TEMPS ET LE KARMA.

Publié le par Wydyr

LA FIN DES TEMPS ET LE KARMA.

LA FIN DES TEMPS ET LE KARMA.

Suite à de nombreuses questions posées par les lecteurs j’écris cet article afin d’apporter quelques éclaircissements sur la notion de karma. Il n’y a aucun karma à payer, à régler ou à subir mais simplement quelques nettoyages à réaliser. Le karma n’est pas une punition ! Personne ne juge qui que ce soit ou oblige à réparation.

Le karma n’est qu’une banque de données résultant d’informations mémorisées et cristallisés en notre intériorité par notre « Seigneur intérieur », le Législateur de notre Royaume, c’est-à-dire « nous ». Chacun de nous à toute autorité pour changer son règlement intérieur.

La notion de karma sous tend le processus de réincarnations successives car il ne peut y avoir d’effets sans causes antérieures. Nous ne pouvons découvrir la cause de nos problèmes en contemplant les effets. A chaque fois que nous nous investissons dans une recherche sur nos passés karmiques nous nous enfermons dans des trames illusoires et décryptons de fausses informations nous donnant l’impression de réalité. Notre ego se sert de cette base de données enregistrés pour tout justifier, il est le roi de l’argumentation et c’est ainsi qu’il a une forte emprise sur notre seigneur intérieur et transforme notre réalité en sorte de purgatoire.

Afin de mieux illustrer le processus voici une anecdote :

Imaginez que vous habitez dans une maison dont la décoration laisse à désirer et suscite une ambiance de misère, de lourdeur, d’ombre. Vous êtes la assis sur votre chaise et vous essayez d’imaginer ce que vous pourriez faire pour changer cela, (peindre les murs, poser du papier peint etc). Mais cela vous semble trop compliqué et vous renoncez à cette idée et sortez prendre l’air pendant quelques heures. Quand vous revenez à votre domicile vous constatez à nouveau cette ambiance triste et chaque matin dés votre lever vous demeurez dans celle-ci. Tant que vous ne vous serez pas décidé à mettre la main à la pâte rien ne changera. C’est un premier aspect du karma : tant qu’un rêve n’est pas réalisé il fait obstacle et finit par vous obséder.

Imaginez maintenant que vous vous soyez enfin décidé à changer les papiers peints et vous vous êtes mis à la tâche. Cela prend du temps, coute de l’argent et vous avez hâte d’en terminer pour aller vous prélasser au soleil. Puis tout d’un coup vous en avez raz le bol et laissez tout en plan pour aller vous divertir. Quand vous revenez, il va falloir vous remettre au boulot pour finaliser. Si vous décidez de tout laisser en plan votre vie va devenir un enfer car tous ces papiers et pots de colle qui trainent vont encombrer votre maison. A chaque fois que vous voudrez faire autre chose vous ressentirez une sorte de culpabilité de n’avoir par terminé. C’est un deuxième aspect du karma : tout ce qui à été commencé doit être mené à terme. Cela libère de l’espace dans la conscience.

Imaginez maintenant que vous avez entrepris ce travail de rénovation avec votre compagne ou votre compagnon de vie. Cependant vos avis sont tant soit peu divergents quant au choix des couleurs et autres aménagements. La tension monte et chacun se met à réagir pour affirmer son point de vue. Vous sentez la colère vous envahir et préférez vous en allez prendre l’air plutôt que de continuer à alimenter ce conflit. Vous vous promenez mais votre âme est troublée, vous n’arrivez pas véritablement à trouver la paix.

Quand vous retournez chez vous et que vous êtes à nouveau face à face avec « votre adversaire » vous allez devoir vous réconciliez. Faire la part des choses, prendre du recul, essayer de trouver un compromis sinon votre vie de couple va être infernale. Si vous préférez rester sur votre colère en boudant dans votre coin vous ne pourrez plus rien vivre d’autre avec cette personne : cette ombre perturbera toutes vos relations et peut être même en arriverez vous à la séparation. C’est un troisième aspect du karma : tant que vos relations sont entachées de charges émotionnelles non résolues, votre vie ressemble à un purgatoire. Vous attirez soit les mêmes personnes avec lesquelles vous avez vécu ce conflit antérieurement, soit des personnes fonctionnant sur le même mode relationnel et tant que vous n’avez pas dissous cette ombre, la vie vous amène à rencontrer ceux et celles avec lesquelles vous allez devoir travailler jusqu’à pardonner, effacer l’ombre.

La malle aux souvenirs

Le corps est une projection de notre Soi conscience. La conscience de notre corps est une partie infime de l’Etre multidimensionnel que nous sommes. En celle-ci demeure un Petit enfant qui désire réaliser un rêve (subconscient) mais tant que celui-ci est emprisonné par des parents englués dans les vieux schémas du passé (inconscient) il ne peut réaliser ce pour quoi il est venu.

Dans un coin obscur de notre conscience (grenier ou cave) est déposé un coffre. Celui-ci contient une multitude d’albums de photos souvenirs, d’objets et de costumes qui nous ont servi dans le passé à jouer certains rôles.

Ces photos sont classées en catégories : frustrations, culpabilités, remords, regrets, nostalgies, joie, douleurs, colères, rancunes, désirs non menés à terme…

A chaque fois qu’une de ces images est réanimée dans notre conscience par le biais d’une situation extérieure (rencontre, événement) il faut « oser » la regarder en face et la libérer de toute charge émotionnelle. Ainsi on pourra la regarder sans qu’elle nous perturbe.

Tous ces souvenirs font partie de notre passé mais n’ont plus aucune utilité aujourd’hui. Toutes ces photos chargées d’émotions mal digérées sont réactivées au long de nos vies par le biais de la loi de synchronicité. Nous n’avons pas besoin d’aller chercher dans le passé pour savoir ce que nous avons fait de bien ou de mal, l’existence nous met face à face avec ces situations à régler par le biais de nouvelles circonstances. Le passé se représente dans notre présent et tant qu’il nous obnubile, il fait obstacle à nos désirs d’aujourd’hui. On appelle cela « karma ».

Mais parmi tous ces albums il en est un de particulier qu’il ne faut pas négliger, celui-ci s’appelle « frustrations et rêves non réalisés ». L’existence réactive aussi ces imageries en nous : tant que nous n’avons pas mené certains rêves à réalisation ceux-ci nous obsèdent et nous empêchent de vivre autre chose. Hors nous ne pouvons nous libérer de ceux-ci qu’en osant les vivre. Cependant rien ne nous oblige à nous cristalliser en ceux-ci pendant toute notre vie.

Que ces rêves soient de nature amoureuse, sexuelle, matérielle, professionnelle, artistique ou autre, peu importe, il faut oser s’y aventurer tout en demeurant conscient que c’est un rêve. Tout ce que l’on désire doit être vécu mais en conscience. On peut ainsi éliminer multitude de rêves et faire de l’espace dans notre conscience.

Peu importe la nature de ces rêves, seule l’expérience nous en libère. Si on est attiré par une expérience dans un camp naturiste mais qu’on n’a jamais osé le faire a cause de tabous, il faut oser y faire un séjour et ainsi percevoir ce que cela nous apporte ou si cela ne nous intéresse pas le moins du monde mais au moins on « saura » et on sera libéré.

Mon expérience

C’est pour ce genre d’expérience alchimique que j’ai opté en cette vie. J’ai commencé ma vie professionnelle comme employé de banque mais cela ne me convenait pas. j’ai été successivement, commerçant en produits bio, cuisinier végétarien, astrologue, tarologue, enseignant, conférencier, acteur, chanteur, écrivain.. Chaque « rêve » vécu faisait partie de mon rêve ultime et toutes ces expériences m’ont amené à finaliser mon rêve d’incarnation : partager le fruits de mes expériences et de mes vécus avec un public. Le conférencier, l’acteur, le chanteur, l’astrologue et l’enseignant ayant fusionné dans ce que je suis aujourd’hui. Chacun joue sa partition lors de mes partages mais aucun ne prend la directive du scénario. Le metteur en scène de toute prestation n’est pas ce « petit moi » que je pensais être, il n’est que l’acteur qui laisse la vie exprimer ce qui doit être.

Notre expérience ici bas est celle d’un acteur (actrice) venu tourner les scénarios de films. Mais rien ne nous oblige à continuer à tourner dans des scénarios répétitifs. Certes nos personnages antérieurs cristallisés dans des vieux schémas nous incitent à endosser de vieux costumes et l’on tourne alors dans des scénarios type thrillers, mélodrames, comédies dramatiques, ou films d’horreur mais nous ne devons pas nous identifier à cela. La vie nous à proposé ces rôles pour que nous puissions une bonne fois pour toutes nous en libérer afin de tourner dans des scénarios plus réjouissants.

Cette Malle aux souvenirs contenant nos vieux costumes entrave notre voyage, nous avons si peur de perdre ces vieux vêtements, d’oublier ces traditions, ces expériences que nous nous accrochons à cette malle comme des moules à un rocher.

J’ai déménagé plus de 40 fois dans ma vie et à chaque fois je me suis débarrassé du superflu et la vie m’a redonné ce dont j’avais besoin pour ma nouvelle expérience. je me suis rendu compte que parfois j’avais gardé quelques babioles dans mes poches et que celles-ci m’ont réveillé des blessures inutiles. J’ai ainsi compris qu’il fallait se libérer de tout.

Certes il peut s’avérer humainement normal de vouloir conserver les monuments en périls, de rénover les vieux châteaux fort et de se revètir de costumes adéquats pour tourner à nouveau le remake du passé mais cela ne fait que nous maintenir dans des vieux schémas stéréotypés et nous amène à dépenser toute notre énergie pour reconstruire le passé au lieu de vivre le présent.

Certains sont tellement obnubilés par des mémoires karmiques qu’ils ne voient pas que les personnes avec lesquelles elles ont eu des problèmes sont là, à côté d’elle sous une autre identité afin que soit enfin pardonné l’offense. Tout se passe Ici maintenant.

De nos jours l’espace temps existant entre le moment où l’on pense une chose et le moment où elle s’actualise est de plus en plus restreint. Le temps rétrécit et va finir par disparaitre jusqu’au moment où ce qu’on pensera deviendra notre réalité dans l’instant. Le karma se réglera immédiatement.

Alors si nous ne voulons pas subir les résurgences de vieux problémes non résolus il importe d’oser les voir en face et de passer l’éponge et de ne pas remettre à demain ce que nous pouvons faire aujourd’hui. Vivre sans trainer cette vieille malle à souvenirs est la meilleure façon d’avancer.

La Porte du nouveau monde est là, devant nous, chaque jour, mais quand nous nous trouvons devant celle-ci parfois nous préférons continuer a aller plus loin en disant « j’ai encore des trucs à faire ici bas » ou nous sommes confronté au gardien qui nous dit « tu crois pas que tu va passer avec tout ce fatras, est tu certain d’avoir réglé tous tes problèmes, d’avoir pardonné à tous ceux avec lesquels tu étais fâché ?» et si la réponse est « non » alors le gardien nous invite à aller voir ces personnes et à accomplir cette réconciliation.

Depuis des milliers d’années nous avons endossé des costumes pour tourner la grande saga de l’humanité. Le film est terminé, les costumes ne sont plus utiles, les décors vont être démontés, et tous les acteurs, actrices et figurants sont invités à participer au festin organisé par le grand metteur en scène. Et tous sans exception sont de la fête: ceux qui ont joué les bons et ceux qui ont joué les méchants. Chacun pourra ensuite s’en retourner chez lui. Alors peut être devrions nous en cette fin des temps cesser d’agir comme si nous étions encore les personnages du film.

Kiristian Duval le 05/04/2016

Publié dans philosophie appliquée

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YVES LE FAISEUR DE REVES

Publié le par Wydyr

YVES LE FAISEUR DE REVES

YVES LE FAISEUR DE RËVES

Le sang des poètes coulait dans ses veines. Non pas un liquide mièvre et douceâtre permettant de flotter au dessus des réalités, mais un sang fougueux, plein de vie, de désirs de jouissances, de créer, de transformer, de s’exprimer, un sang neuf et ardent qui désirait un monde nouveau quitte à tout bouleverser.

En son âme, il était un peu poète, vagabond et révolutionnaire. Son regard volait au-delà des mièvreries du quotidien. Dans tout homme des barricades, dans tout Gavroche se cache un poète, un Victor Hugo, un Baudelaire, un Musset, un Molière, un Fabre d’églantine. Sa nature ardente était à la fois sa Muse et son ennemie mortelle, sa Morgane des profondeurs, celle qui par sa passion pouvait le mener à sa perte.

Comment un poète peut-il encore vivre de nos jours, dans un monde aseptisé, bétonné, goudronné, compartimenté, divisé, rationalisé, stérilisé, pasteurisé, endimanché, conditionné, manipulé Comment peut- il encore laisser sa Muse exprimer ses ressentis et émotions face à un mur de béton ou à une bouche de métro puante et grouillante d’humanoïdes gris à l’extérieur comme à l’intérieur.

Un poète ne peut se contenter de vivoter, d’accomplir chaque jour à la même heure des actes mécaniques et robotisés, d'obéir à des lois et horaires contraignantes et à des habitudes sclérosantes.

Yves était son prénom - son nom il ne s'en souvenait même pas- il l'avait oublié. Il avait tout simplement envie de « vivre et de laisser vivre », de sucer la moelle de la vie à chaque instant comme un gourmet qu'il était. Vivre ce n'est pas que penser c'est aussi agir et cela il le savait.

Les poètes aiment à imaginer un monde meilleur, parallèle à la réalité, embelli, un monde de paix où le fleuve de vie coule et jouit à chaque instant sans être obligé d'entrer dans des moules tous faits. Yves était ivre de liberté. Il voulait être libre de penser ce qui lui plaisait, de parler, de chanter, de danser comme il le voulait, d'aimer qui il souhaitait sans avoir aucune autorisation à demander à la sainte église, au maire du village, ou au Maître d'école. Il voulait accomplir chaque acte librement et en acceptait toutes les responsabilités ; il désirait avant toute chose agir librement et sans mesure, oser faire ce que d'autres n'osent pas faire ou dire sans avoir de compte à rendre à personne.

Cependant il se pliait à la voix de sa Muse et respectait la seule règle acceptable : l’acte accompli se devait d'être positif dans son aboutissement même si son accomplissement provoquait le chaos, le désordre ou choquait la morale ou la religion.

Il avait lu l'histoire de ce fou tibétain, de ce Bouddha peu connu -Drungpa Kunley , ce provocateur dont chaque acte était une bénédiction . Ce moine fou ayant réussi à se faire héberger dans un monastère tenu par des moines constipés qui se languissaient à longueur de journée en répétant des formules laxatives pour se sentir soulagés de leurs péchés nés de leur peur de vivre. Il leur avait apporté le chaos en leur racontant des histoires paillardes, en rotant à souhait, en buvant ou mangeant à outrance, en ronflant et en se baladant pratiquement à poil tout en exhibant à ces chers moinillons le pieu puissant donc le ciel l'avait pourvu. Pieu qu'il ne se lassait pas de montrer où qu'il soit .Ce qui lui permit aussi d'attirer de nombreuses donzelles dans son pieu afin de leur faire connaître l'extase de l'amour ...

C'était un Maître dans l’art du tantra yoga et le Kâma-Sûtra n'avait aucun secret pour lui. Les jeunes vierges déflorées se trouvaient rapidement prises du désir d'illumination et nombreuses furent celles qui ont trouvé celle-ci suite à cette aventure insolite. Certes ce « fou » provoquait une belle pagaille mais que de lumière il avait aussi apporté par ses propos qui, quoique paillards et crus n'en coulaient pas moins du fût de sagesse et de compassion qui était en son cœur. Bousculer les habitudes était son occupation préférée - Yves était du même acabit.

Il savait qu'en chaque humain, habitaient deux personnages : celui extérieur qui se montrait à tous ; aimable, sociable, obéissant, poli, convenable, mesuré, raisonnable, manipulable, achetable, corruptible, instable, menteur mais diplomate, rentable , ajustable, conciliable, constipé, malade, colérique, frustré, réactif, ambitieux, critique et batailleur. Celui-ci r étant le Maître incontesté chez la plupart des individus. Quant à l'autre, celui qui est « dedans » est le poète, le troubadour, le jouissif, l'innocent, le naïf, le joueur, le clown, appelé aussi enfant intérieur, espiègle, rêveur, joueur, qui se complait à imaginer et à construire un monde meilleur.

Yves avait rencontré " son enfant " et il avait longuement dialogué avec lui. Il avait compris que tant que ce dernier serait frustré, limité, il ne pourrait pas trouver le bonheur. Il avait rapidement fait le rapprochement avec cet enfant divin dont parlent les écritures bibliques, ce petit Jésus innocent qui ne demande qu’à jouir de la vie. Mais alors pourquoi ? s’était-il dit, laissons nous Hérode , ce tyran ,ce mental qui veut tout maîtriser tuer ce petit être d'amour jusqu'à le crucifier ...Il fit de cette révélation sa religion.

Pas question de crucifier ce petit chérubin qui habitait en son cœur. Mais il fallait l'aider à grandir et Yves avait décidé d'y consacrer son existence. Cependant, les résolutions ne suffisent pas, encore faut il accomplir des actes et seuls les actes démesurés, inhabituels peuvent permettre d'avoir un autre regard. Jésus n'a t'il pas marché sur l’eau ! Transformé l'eau en vin ! Ressuscité des morts !, guérit des malades le jour du sabbat !...que d'actes inhabituels et démesurés mais si révélateurs !

Il va sans dire que Yves ne fréquentait plus guère les Eglises de pierre, sauf quand il avait besoin de prendre le frais. Il s'était fait de nombreuses fois piéger par les « projections » dans le futur en allant consulter des « voyants » qui lui avaient décrit son avenir probable ,jusqu'au jour où il avait rencontré une voyante particulière. Voici une narration de cette rencontre peu banale :

-cher monsieur, vous voulez connaître votre avenir ? lui dit la voyante

-oui, bien sûr !

-voulez vous que je vous délivre un secret ?

-oui ! je vous en pries.

-si vous voulez connaître votre avenir, écoutez vos pensées d'aujourd'hui, elles vous indiqueront ce que vous vivrez demain.

-????????

- eh oui! Mon brave monsieur. Tout ce que vous pensez détermine ce que vous vivrez demain, devenir Maître de ses pensées c'est maîtriser son destin. Voulez vous toujours connaître votre destinée ?

-à vrai dire je ne sais plus trop que penser. Mais pourtant certains de vos collègues m'ont décrit certaines choses que j’ai vécu, ils ne se sont pas trompés

-normal, tant qu'on est manipulable, on subit son destin !

-que voulez vous dire ?

-dés qu'on prédit un événement on le provoque. Le futur c'est nous qui le créons dans le présent. Ces « voyants » ont induit dans votre inconscient une image née de la vision qu'ils avaient de votre aura de l'instant ; .comme s'ils avaient lu dans vos pensées, dans des pensées dont vous n'êtes pas conscient.

-comme si leur œil était une sorte de laser !

-exactement. ! et tant que vous ne maîtrisez pas suffisamment votre esprit, votre inconscient prend toutes les dispositions nécessaires pour que la prédiction devienne réalité. Voyez- vous, toute prédiction est une sorte de prise de pouvoir, rien n'est écrit d'avance.

-mais alors pourquoi faites-vous ce métier ?

-je ne prétends pas être voyante, je ne fais pas de prédictions mais des prévisions. .Mes connaissances en astrologie et tarot me permettent de connaître les influences du moment, un peu comme le fait un météorologue, je perçois la force des vents, les dépressions atmosphériques, les énergies planétaires .Je me refuse à faire des prédictions.

-Mais pourtant certaines prédictions sont agréables, et si elles se réalisent n'est ce pas un bien ?

-hélas non I, ce n'est pas toujours un bien. Vous pouvez gagnez au loto demain, ce qui vous permettra de faire le voyage autour du monde auquel vous rêvez mais qui sera peut-être votre dernière aventure si votre avion se crashe dans l'océan. Une prédiction même bénéfique n'est toujours que manipulation. Avez-vous remarqué que ceux qui fréquentent assidûment les salons de voyance sont déçus si la personne consultée ne leur dit pas ce qu'ils attendaient ?

-si ! c'est vrai.

- ceux- là sont encore pire car ils cherchent à se faire manipuler - sans le savoir - en voulant eux mêmes manipuler le voyant - pour que celui ci leur dise ce qu'ils attendent et ils sont ainsi manipulés par eux mêmes, ce qui leur coûte fort cher. !

Ce n'est qu'ensuite que la voyante lui révéla la signification des arcanes tirées.... elle termina la consultation ainsi :

-faites ce que vous aimez et aimez ce que vous faites. Soyez innocent comme la goutte d'eau qui sort de la source, laisser vous coulez doucement, soyez cool, faites confiance totalement à la vie et ne vous encombrez pas d'un amas de connaissances inutiles.

En fait son message ressemblait fort à celui du Fou tibétain. Yves avait ensuite erré quelque temps et lui de nombreux livres sur le lâcher prise, la liberté de penser et tout en notant soigneusement tous les phrases qui résonnaient en lui.

Puis, Il se mit à fréquenter les conférences sur des médecines naturelles, l'écologie, les thérapies nouvelles ce qui ne faisait que l'embrouiller davantage. Il tomba même sur certaines prédictions qui indiquaient clairement la fin du monde pour l'an 2012. Alors il s’était dit ", A quoi bon se creuser la tête pour changer les choses puisqu’on ne peut rien modifier, il y a juste à attendre.

Mais quoi ? Dieu existe vraiment ?, ou est-il une création de l'homme ?est-il possible qu'un Grand Etre ait tout décidé, en détails, et que nous soyons ses marionnettes ?, si je créais comment le créerait je moi ? Tels était ses sujets de réflexion.

Il rencontra des gens merveilleux, formidables, mais aussi de nombreux paumés qui rêvaient d'un meilleur monde, demain, ailleurs, dans un paradis situé dans une autre dimension....était ce possible. ? Tout cela ne l’amenait qu’à penser encore et encore sans aucun répit et s’en trouva fort insatisfait.

N'est ce pas encore une fuite que cette imagination tournée vers demain ?si Dieu est esprit et que je suis une partie de Lui, il est évident que je dois créer et pour cela il me faut surveiller mes pensées. Mais si je suis Dieu, je ne peux avoir peur de rien, il me faut oser, donner, avoir l'audace de vivre avec une certaine démesure, construire la maison de mes rêves, qu'elle soit ronde ou ovale ou bizarroïde, m'habiller comme je le sens, imaginer ma vie autrement, devenir un héros de légende.....celui de ma propre existence. » J’ai le choix se entre continuer à gémir et à attendre des miracles en croyant à une Source extérieure ou à devenir moi- même cette Source et subvenir à tous mes besoins.

La voyante lui avait parlé de goutte d'eau, désormais il se sentait Source.

Yves avait un franc parlé. Un langage de rue. Il employait parfois des mots argotiques qui choquaient certains de ses auditeurs. Il n'aimait pas tourner autour du pot et n'avait que faire de mots bien séants, et quand il disait « j'ai cru péter les plombs» c'était suffisamment imagé pour éviter toute explication complémentaire.

Il en avait rencontré des espèces de fous, des comiques, des provocateurs, de certains qui osaient prendre les sens interdits Certains le faisaient pour leur gloriole personnelle mais d'autres le faisaient vraiment avec leur cœur pour montrer à la foule bêlante et geignante qu'on peut « vivre autrement ».

La chèvre de Monsieur Seguin n'avait elle pas montré le chemin ? Et tous ces gens de plume : Molière, Rabelais, La Fontaine, Saint-Exupéry pour ne citer qu'eux n'ont ils pas emprunté la même voie. ?

La poésie qu’Yves désirait faire entrer dans le quotidien n'était pas une suite de mots calibrés, alignés, comptés en pieds ou quatrains, alignés sur une feuille blanche ....mais une poésie vivante...Oser mettre de l'irrationnel dans le rationnel, des couleurs dans un monde gris, de la fantaisie dans un monde rigide.

L'acte du poète se doit d'être révélateur et pour cela il est parfois provocateur. Oser faire ce que l'on sent profondément en soi libère une énergie, et fait exploser cette barrière qui retient l'enfant intérieur dans une prison étroite élaborée depuis la plus tendre enfance. Lorsqu'un bébé doit naître en ce monde, il est indispensable que le vagin de sa mère soit ouvert sinon il meurt N’en est-il pas de même avec cet enfant intérieur?

Lorsqu'il rencontrait quelqu'un mal dans sa peau, Yves sentait intuitivement le malaise qui habitait la personne, ce fantôme qui la hantait et par un acte conscient et délibéré, parfois choquant permettait à cette énergie d'être expulsée ...

Il savait que tout mal-aise, non extirpé de la nature profonde de l'humain le ronge de l'intérieur.

Petit à petit il grignote le psychique et puis s'attaque au physique par le biais d'une maladie grave .Choquer pour guérir, était le remède qu'avait choisi Yves. Combien d'entre eux ont il prit le temps de penser que ce soir ils seront peut être morts ou malades, ou ruinés, ou cocus, ou prisonniers de fanatiques ? ... probablement aucun.

Dans un monde bien huilé, confortable, aseptisé, conforme, réglementé, on n’a pas le temps de penser à ces balivernes. Mais lui, il y pensait, il savait parce qu'il avait vécu toute son enfance et une bonne partie de sa vie dans un monde mal huilé, sans confort, miséreux, et instable comme peuvent le vivre certains errants, ou clochards qui ne possèdent que le ciel pour toit.

Mais cette expérience lui avait été profitable, parce qu'il avait ainsi appris à accepter les changements dés qu'ils arrivaient : coucher ici ou là, faire l'amour avec la blonde ou la brune, vivre à Paris ou à Mexico, peu importe. Rien n'est jamais acquis définitivement, parce que rien n'est définitif ...tout change à chaque instant....

La vision extérieure des choses ne lui brouillait plus la vue. Lorsqu'il mangeait il savait que ses aliments allaient nourrir les vers qu'il avait dans les intestins, quand il faisait l'amour à une femme ayant une poitrine superbe il lui arrivait de penser à ce qu'il y avait la dessous, peut-être de la silicone injectée, ou tout au plus des glandes mammaires, de la chair remplie d'hormones prêtes à fabriquer du lait. II n’était plus attaché aux apparences.

Un jour il rencontra une jolie femme, aux seins provocateurs et siliconés, aux fesses raffermies, à la peau retendue .Quand elle fut à poil devant lui – c'est-à-dire sans aucun poil- il eut soudain conscience que sa pilosité remarquablement présente le faisait ressembler à un singe et il fut pris d’un fou rire qu’il eut du mal à contrôler. Sa partenaire lui demanda alors pourquoi il riait ainsi et il lui dit « j’ai eu l’impression d’être un singe qui faisait l’amour à une poupée gonflable ». Il va sans dire que « madame » n’a pas du tout apprécié ce genre d’humour, susceptible qu’elle était, elle le gifla.

Yves était toujours prêt à accepter les responsabilités inhérentes à ses actes Son seul souci était d'aider l'autre à voir plus clair et madame « seins siliconés » à certainement suite à cet événement été amené à réfléchir sur l’événement. Cela l’a probablement amené à réviser son statut de femme. Etait- elle vraiment cette poupée Barbie pour qui on le prenait ? était elle consciente que les hommes couchaient avec elle uniquement pour baiser comme ils le feraient avec une poupée gonflable. ..Une Barbie pour assumer leurs fantasmes .... Était ce vraiment ce qu'elle voulait ? Cela s’avéra fort révélateur.

De plus en plus Yves était conscient de ses actes, aussi fous soient-ils. Il se prenait à penser « tant que mes actes sont répétitifs ils ne m'ouvrent pas de nouvelles perspectives , il est donc indispensable que j'aille au bout de mes actes au lieu de me contenter de petites actions minables et mesquines qui ne m'amènent qu'a éclater de colère suite à toutes mes frustrations. » .

Certes il fit des erreurs mais toute expérience comporte des risques. Provoquer ne doit pas être le but, « réveiller » est plus louable mais parfois les deux sont indissociables. Dans sa période d’apprentissage, il s’était fait piéger par qu’il avait plus réagi qu’agi spontanément et tout acte provoqué par une réaction aboutit à une destruction négative et cela n’était pas son but.

Il percevait l'existence comme un jeu de rôles permanents, selon l'action à accomplir. Il pouvait s'identifier à un acteur, l’imiter, essayer de penser comme lui, parler comme lui. Son théâtre à lui c'était la rue, le quotidien.

Pour jouer la pièce de sa vie il n'avait ni besoin d'élaborer des scénarios, de trouver des partenaires acteurs professionnels, de réaliser des décors grandioses, de louer des salles, de placarder des affiches, de vendre des programmes ou promulguer des tournées. Il se contentait de ce qui venait .Tout d'abord c'était le décor. Ce pouvait être une maternité, un cimetière, un supermarché, une église, un bordel, un bar, peu importe. Il prenait ce qui venait.

Après avoir jeté un coup d'œil sur le décor, il regardait les personnages présents, infirmières, caissières, putains, gendarmes, chiens, chats etc ...et ce qui était en train de se passer. Après avoir perçu la globalité du scénario possible, il se décidait à entrer en scène et devenait à la fois acteur et metteur en scène. L'acte qu'il posait devait être suffisamment fort pour provoquer un choc, suscitant un début de scénario grâce aux intervenants présents qui ainsi devenaient acteurs sans le savoir.

L'acte suscitait des revendications, des approbations, des discussions, des disputes, ou tout le contraire. Il ne cherchait pas à s’amuser au détriment des personnes présentes mais bel et bien à révéler autre chose, à démontrer que le pouvoir de modifier les ambiances, les rôles, les situations était l’apanage de tout individu.

Un jour il rencontra une femme prés d'une fontaine. C’était en hiver. Il faisait très froid. Elle femme était accompagnée d'un petit garçon qui avait malencontreusement posé son bateau jouet sur l'eau de la fontaine. Et le petit navire s'en était allé naviguer au milieu de vasque. Là ou personne ne pouvait plus l'attraper. La mère en colère invectiva son garnement et lui ordonna d’entrer dans l'eau pour aller récupérer le jouet. L'enfant pleurait. Il ne voulait pas entrer dans l'eau glacée. La mère insistant, Yves se décida à entrer en scène et dit à l’enfant.

-non petit ! n’entres pas dans l’eau. Ce qui naturellement fit réagir la mère :

-c'est mon enfant, je fais ce que je veux !

-non madame ! sa vie ne vous appartient pas. Si vous tenez tant à ce bateau, allez le chercher vous mêmes. !

La mère fulmina et l’injuria mais Yves resta calme mais fermé ancré dans ses positions.

-quelques clochards attirés par l’événement approuvèrent Yves et la mère finit par céder. Elle alla se procurer un manche à balai dans une boutique proche et récupéra le jouet. La foule se dispersa et Yves continua son chemin.

Son intervention, aussi banale fut elle a probablement sauvé la vie de ce garçon qui aurait pu mourir d’hydrocution. Une fois calmée la mère comprendrait certainement la leçon, car il est certain qu’elle aimait son fils et grâce à Yves elle n’aurait pas à se reprocher pendant le reste de son existence d’avoir « tué « son fils en l’obligeant à entrer dans l’eau glacée.

Chaque personnage de cette saynète à pu ainsi extérioriser ce qu'il était en lui .Chacun joua son propre personnage. Yves qui était fin observateur s'était rendu compte que l'éducation sociale .religieuse, et morale de la société amenait les individus à endosser le rôle d'un personnage stéréotypé : le gendarme, le collecteur d'impôts, ...un personnage qui joue le rôle qu'il a appris par cœur, tel un acteur conditionné par le texte de sa pièce.

C’est ainsi qu’à son insu il devint une sorte d’acteur des rues, improvisant ici ou là quand le besoin se faisait sentir et chaque intervention provoquait un petit miracle. La magie ne commence t’elle pas dans les actes tous simples comme l’a dit bien démontré Amélie Poulain qui avait été une sorte de Muse inspiratrice pour Yves.

Il permettait ainsi à chacun de jouer son rôle différemment : on peut-être gendarme et ne pas se comporter comme tous les gendarmes, ou être un percepteur est aimé pour sa générosité, sa sympathie plutôt que détesté. Yves par sa poésie réveillait la poésie de chacun et permit ainsi à chacun de jouer un rôle sans être identifié à un archétype culturel ou social.

L'avantage de ce théâtre quotidien c’est que la représentation est unique. Le décor change an permanence, les intervenants sont différents, les scénarios sont tous uniques. Il n'était point besoin de répéter la pièce, d'apprendre des phrases par cœur mais de laisser la trame s'improviser toute seule.

L’occasion lui fut donnée un jour de participer à un atelier de « « théâtre impro ». Il fut fort t surpris de constater que certains participants voulaient « improviser » tout en cherchant à l'avance ce qu’il allait dire. Ils montaient sur scène, remplis de trac face à cette situation inconnue.

Lors d’une séance d'expérimentation - et non de répétition car l'improvisation est incompatible avec celle ci - un événement « imprévu » força la petite troupe à une improvisation « improvisée ».

.

Le spectacle devait se passer à l'extérieur. Le ciel était bleu azur. Tout allait donc bien et la saynète débuta : le décor de celle ci consistait en une belle journée d'été dans un champ moissonné. Mais le ciel décida de faire une farce à la troupe.

Les anges de la pluie s'amusèrent à amener de gros nuages qu'ils percèrent à l'aide d'épingles affûtées tout en riant aux éclats. La pluie dégoulina à grosses gouttes sur la troupe alors qu’un acteur était en train de dire « nous allons certainement avoir une année de sécheresse ». Mince çà ne collait plus ! Il fallait tout changer.

Mais grâce à son talent d'improvisateur Yves modifia la trame du scénario et fit intervenir Dame la pluie qui s’était invitée dans l’histoire. Ouf I on est sauvé pensèrent les acteurs - il allait sûrement pleuvoir un bon bout de temps -donc il fallait assumer de continuer à jouer, trempés de la tête aux pieds ...La trame de la pièce glissa allègrement vers les inondations mais les anges de la pluie donnèrent un grand coup de pied aux nuages pour les envoyer un peu plus loin. La pluie cesse sur le champ, le soleil darda à nouveau ses rayons et il fallut encore modifier le scénario.

Celui-ci se modifia multiples fois tout au long de la répétition et ainsi l’histoire s’écrivit toute seule. Yves était aux anges. Il comprit que le Ciel jouait avec lui et avec nous tous et que les êtres assis là haut sur les nuages étaient au spectacle et raffolaient de nos aventures. Ils n'arrêtaient pas d'intervenir, de jouer avec nous- comme le font aussi les animateurs des télés réalités.

La vie sur terre n'était elle donc qu'une grande farce pour faire rire Dieu et les Anges ?...en tout cas Yves en était convaincu et laissa alors le Poète qui vivait en lui exprimer toute sa joie, sa folie, son humeur, son extravagance, sa spontanéité, quoi qu'il arrive.

Certains se demanderont peut- être? Mais de quoi vivais t'il ? quel métier faisait-il pour « gagner sa vie» ? Lui même ne le savait pas. Il ne fonctionnait qu'a partir de sa propre loi et celle ci était « si je fais ce que je dois, que j'aime ce que je fais et que je fais ce que j'aime et que mes intentions sont pures, l'argent nécessaire viendra d'une manière ou d'une autre » et c’est ce qui se passa.

Jamais il ne thésaurisa « dame argent » il avait établi avec elle un pacte de pure improvisation. L’argent liquide ne doit-il pas rester fluide comme tout élément liquide ? À quoi bon investir dans la pierre, dans le dur ? Dans le figé ? Dans le cristallisé » puisque tout est éphémère.

. Quand il rentrait de l'argent il utilisait celui ci pour permettre à une personne de ses relations à exprimer ce qu'elle désirait et à réaliser son rêve. Il devint « faiseur de rêves ». Il œuvrait pour faire la nique à cet elfe gris qui souvent s’installe dans la tête des gens et s’amuse à les tourmenter, a leur imposer des croyances, obligations, a leur instiller des peurs jusqu’à les transformer en robots ou zombies.

Yves était à la fois créateur de rêves et chasseurs de fantômes. Dés qu’il sentait la présence d’un fantôme du passé dans la tête d’une personne, il se mettait en action pour chasser cet intrus et permettre ainsi à la personne de libérer leur enfant intérieur et ainsi réaliser leurs rêves.

Certains érudits constipés de la tête et autres intellectuels endoctrinés de croyances le prennent pour un fou mais où est la limite entre la sagesse et la folie ! Quelle différence y a-t-il entre folle sagesse et sage folie ; nul ne le sait ! Est-il vraiment sage de continuer à vivre dans un monde pris d’un vent de folie ? Probablement pas !

Yves percevait le monde de folie qui était omniprésent alentour. Ce sont les croyances qui engendrent les fous. Les fanatiques religieux sont tous des « croyants ». Yves avait cessé de croire pour Etre, il puisait son inspiration dans le jardin d’Eden de son cœur, là où son Enfant intérieur s’amusait à jouir et à se réjouir de chaque instant qui passe.

Wydyr le 27 Mars 2016

Publié dans Nouvelles de wydyr

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