au dela des habitudes conditionnantes

Publié le par Wydyr

 

 

AU DELA DES HABITUDES CONDITIONNANTES…

 

Nous pensons par associations didées: nos pensées ne suivent aucune trajectoire logique, chacune méne à une autre à une autre et cela n’aboutit à rien .. On voit un chien qui nous rappelle une amie qui nous rappelle un endroit etc.. c’est la même chose qui arrive lorsqu’on navigue sur le Web: on saute dun site à un autre )

 

Dés qu’on concentre notre Attention sur un problème on entre dans le processus de la contemplation. Tout notre mental est concentré sur l’idée et on oublie tout le reste. Il faut cependant etre vigilant car le mental à tôt fait de nous embarquer à nouveau dans une association d’idées… c’est comme si , naviguant sur le Web on restait centré sur les sites correspondants uniquement à notre recherche.

 

On arrive ainsi à la phase » concentration » celle qui consiste à garder l’esprit fixé sur un point sans lui permettre le moindre mouvement. Notre pensée nest plus dirigée mais concentrée, immobilisée; fixée sur un point .. On ne surfe plus sur le Web, on reste fixé sur un « site ». Vient ensuite la phase finale ou « médiatation », moment où le mental n’existe plus, n’a plus aucune prise; ne peut plus comprendre ni chercher car le point sur lequel on se concentrait à disparu : la réponse s’est révélée

 

La pensée nexiste pas sans le mental ; le mental peut aider à faire disparaître le processus de pensée ..cela dépend de nous .. Le mental cest que lon fait de sa conscience. Si on laisse la conscience Etre sans agir sur elle on est en méditation

 

LE TEMPLE DE LA CONSCIENCE

 

La Conscience est comme un Temple rempli de concepts religieux, idoles, dogmes, disciplines, images, meubles qui occupent tout lEspace. Par la contemplation et la concentration on élimine peu à peu tous les « encombrants » jusquà ce que tout lespace intérieur du Temple soit libéré.. On atteint alors létat méditatif.. La Conscience Christ qui était là se révéle comme Présence . Quand toutes les pensées issues de la matière grise sont éliminées , on ne pense plus Ëtre ceci, cela, avoir été ceci cela alors Notre Soi conscience nous révéle « ce que lOn est. ». Le mental devient alors le « gardien silencieux, le prêtre «  dont le seul travail consiste à garder le Temple propre.

 

Mais tout n’est pas encore gagné, car le Mental se retrouvant seul dans ce Grand Espace Vide prend peur et il s’empresse alors de chercher dautres croyances spirituelles, dautres disciplines qui peu à peu sincrustent dans le Temple et finissent par encombrer a nouveau lespace. Cest ce qui arrive à tous ceux qui reniant une religion qui ne leur à pas donné ce quils attendaient ( comme le catholicisme) sempressent de cheminer sur une autre voie religieuse quils pensent meilleure ( bouddhisme, judaisme, musulmans) .. Le temple change de décor ( idoles, déités, parfums, encens) mais le Temple reste encombré . Dans une Eglise on peut prier ou contempler mais on ne peut méditer que dans une Grotte vide de toute image ou idole comme le faisaient certains moines au sein d’églises sans aucun décor.

 

HABITUDES ET CONDITIONNEMENTS

 

Le mental conditionne , il nous habitue à nourrir toujours les mêmes pensées inscrites sur son vieux disque intitulé «  comme dhabitude » . Lhabitude est un conditionnement et même si lon change de formes de pensées on a tôt fait de retomber dans les habitudes. Les habitudes forment le caractère et celui ci finit par pré déterminer une destinée

 

Dés lenfance on devient prisonnier des habitudes :chaque matin on boit le même breuvage en mangeant les mêmes céréales , on est conditionné dans un rythme de vie ( lever, coucher, repas) et plus on grandit plus on devient formaté par le systéme ( éducation religieuse, sociale, ethnique, morales) chaque soir on ne peut sendormir quavec son « doudou odorant « , en mettant le même pyjama et quand on atteint lâge adulte ces habitudes modèlent notre « existence » ; , tous les dimanches on mange la même chose, tous les ans on va dans le même camping, on achete toujours les mêmes produits parce qu’on les à trouvés bons en ignorant les autres produits quon na jamais gouté, on fait lamour dans les mêmes circonstances en pratiquant les mêmes positions; on lit toujours les mêmes auteurs; dés quon doit dormir autre part que dans son lit on est perturbé , si on à lhabitude de dormir en pyjama on ne peut trouver le sommeil sans lui ( dormir nu nous paraît impossible) .

 

On a horreur du changement, de linconnu, on préfère la routine quotidienne ( le connu) à linconnu, limprévu qui nous oblige à penser autrement.. Et comble dironie on sennuie dans ces habitudes routiniéres dont on ne peut se passer on dit « je veux changer » et on ne change jamais où si on change ce nest que pour se cristalliser dans de nouvelles habitudes ou laisser insidieusement les vieilles habitudes reprendre leur place.. Et de vie en vie ces habitudes nous maintiennent dans le conditionnement à des modèles de pensée.

 

Certes il est fort difficile de se débarrasser de tous ces « encombrants » dun seul coup car le « choc » du vide serait trop perturbant mais il est fort conseillé de faire un « nettoyage de printemps » le plus souvent possible . Quand un grand changement se profile à lhorizon il importe de faire ce ménage..

 

Tous ceux qui ont vécu multiples pérégrinations, déménagements ( comme je lai vécu moi-même) ont généralement moins dencombrants ( affaires, objets) dans leur maison ( déménagements oblige à légèreté !! ) alors que ceux qui demeurent depuis des décennies dans la même maison sont envahis par les objets accumulés tout au long de leur existence.. Ils sont tellement prisonniers de lhabitude quils ne peuvent imaginer une autre vie

 

Voici un petit conte révélateur :

« La princesse Niamh , était la fille t ravissante de Mannanam Mac Lir le dieu Irlandais de la mer Elle habitait une des îles occidentales Tir Na Nog qui signifie « pays des jeunes » sa mére était reine d’un pays enchanté . Ainsi la Princesse fille de deux immortels n’avait pas une goutte de sang humain dans les veines . Il lui était interdit de quitter l’île car si elle tombait amoureuse d’un humain les conséquences en seraient dramatiques . Mais elle connaissait si bien les légendaires héros et poêtes d’Irlande qu’elle mourrait d’envie de découvrir ce monde de ses yeux. Elle adorait l’Histoire des Fianna ces fameux guerriers qui vouaient leur existence à défendre les innocents et protéger les faibles . Parmi ceux ci il y avait un prince appelé Oisin réputé pour sa chevalerie, son courage à la bataille et ses talents de poête et musicien. Niamh était émerveillé d’imaginer qu’un tel être pouvait exister car dans son monde il n’y avait ni guerre ni guerriers. Elle harcela tant et si bien son père que celui ci lui donna l’autorisation d’entreprendre ce voyage. Elle enfourcha son cheval blanc, animal magique capable de chevaucher les vagues et de galoper sur terre . Son pére lui avait cependant fortement recommandé de ne pas se montrer ni d’entrer en contact avec les humains. Elle n’avait aucunement l’intention de désobéir à celui-ci mais quand traversant une forêt elle tomba sur un groupe de Fianna elle ne put résister de s’approcher davantage. Elle les entendit raconter leurs aventures: ils venaient de terrasser un tyran qui terrorisait la gent féminine dans un village. Ces hommes étaient vigoureux, magnifiquement beaux. La princesse fut attirée particulièrement par l’un deux.. Il portait des cheveux bouclés couleur noisette et s’était mis à jouer un air sur sa harpe taillée dans le bois de chêne. Tel Ophée ce barde incarnait la musique et Niamh enchantée par la mélodie glissa et tomba de son cheval.

Tous les guerriers se ruèrent sur l’endroit d’où provenait ce bruit de chute ; heureusement ce fut le barde guerrier enchanteur qui s’approcha le premier d’elle et il la sauva des armes déjà dégainées par ses amis. La princesse ouvrit les yeux et fut charmée, la suite lui révéla qu’il s’appelait Oisin, ainsi c’était lui le fameux héros légendaire ! Quand il plongea son regard dans le sien il en fut lui aussi envoûté, elle était si belle, et ses yeux couleurs de la mer lui renvoyaient l’image de toute la création. Il supplia la princesse de rester avec lui, mais elle ne pouvait pas manquer à ses devoirs ni décevoir son pére et de toute façon elle ne pouvait vivre parmi les mortels sans perdre elle même son immortalité. Elle lui dit «  ton monde n’est pas le mien, mon monde n’est pas le tien » et elle remonta a cheval. Il lui dit «  emmène moi avec toi «  mais la Princesse refusa, elle l’aimait trop , s’il la suivait il ne pourrait jamais retourner en son monde, il devrait oublier tous ses amis, sa famille car aucun retour en arrière n’était possible.. Elle le laissa la planté dans la forêt, au milieu des siens, de sa musique, de sa poésie.. Le temps passa, Oisin ne pouvait plus dormir, n’avait plus le cœur à l’ouvrage , il demanda à ses frères d’armes ce qu’il feraient à sa place et tous lui conseillèrent de partir à sa recherche. Mais il hésita en se disant «  mais si je quitte mes amis, et cet endroit où je suis considéré comme prince je risque de tout perdre, le risque est énorme ».. Un an passa, Oisin ne parvint à oublier la princesse et le jour anniversaire de leur rencontrer il se rendit au bord de la mer et composa une chanson pour invoquer le dieu de la mer, le père de la Princesse et lorsque celui ci apparut il lui raconta tout . Le dieu lui répondit que s’il quittait son pays il pourrait épouse sa fille et qu’en consommant l’union sacrée avec elle il deviendrait immortel. Le prince accepta l’offre car de toute façon il ne pouvait vivre sans la princesse , sa vie ici n’avait plus aucun sens. Il chevaucha sur le blanc étalon que le dieu avait appelé et « passa dans l’autre monde »..sa nouvelle vie fut si merveilleuse que bien vite il oublia le monde qu’il avait quitté . De leurs noces naquit un enfant Oscar, qui était à la fois humain et immortel et qui pouvait voyager d’un monde à l’autre pour en jouir à sa guise« .

 

Cette histoire devient « notre » dés que dans notre vie se présente une opportunité nouvelle ( rencontre amoureuse, nouvelle situation ) nous demandant de nettoyer en totalité le temple de notre mémoire pour « passer à autre chose »..pour vivre une aventure totalement inconnue.. Tout oublier est le prix à payer… en effet le risque est grand.. Si le jeune prince avait gardé sa mémoire il est évident qu’à un moment à un autre il aurait ressenti la nostalgie du pays natal et qu’il aurait été tenté de retourner voir les siens ce qui inéluctablement aurait provoqué sa mort et la désolation pour sa princesse.. Quand on veut passer à autre chose il faut faire « fi » de tout le passé afin de saisir la nouvelle chance..

 

Deux alternatives se sont présentées au Prince: soit il passait de l’autre côté pour vivre cette nouvelle aventure soit il restait dans « son monde » tout en regrettant tout au long de sa vie de ne pas avoir osé franchir le pas… et jamais il n’aurait plus trouver le bonheur, car le souvenir de la Princesse s’était incrusté en son cœur.. Alors que ferions nous si une situation identique se présentait à nous: oserions nous tout abandonner pour nous embarquer dans une aventure pleine d’imprévus et d’inconnu ou préférerions nous rester dans notre grotte à souvenir, en ce monde à rêver à d’impossibles ailleurs ?????..

 

 

ETRE BOUDDHA

Lorsquon vit dans la Soi conscience on sort de ce conditionnement , on na plus de destin pré programmé, on laisse notre Soi conscience libre dEtre ce quelle est et la révélation surgit. Le Bouddha ( existence) qui était là de toute éternité révéle sa Présence.. Nous sommes tous des Bouddhas en devenir, certains le savent , dautres lignorent.

 

Un Bouddha Eveillé vit centré sur son nombril ce qui naturellement est « condamné » par la société morale qui prêche sans cesse quil faut soccuper des autres avant soi -même, ainsi au lieu de trouver notre propre centre on est centré sur celui des autres , qui est extérieur et au lieu de nous occuper de garder notre Temple propre on cherche à faire le ménage chez ces autres qui finissent par nous rejeter parce quon dérange leur « ordre établi ».. Que chacun balaie devant sa porte et dans son temple est la meilleure solution me semble til..

 

Celui qui a atteint létat de Bouddha et semble faire du nombrilisme nest cependant pas centré sur lego mais sur lExistence qui par ce centre sépanouit à travers lui : il reconnaît toute lExistence, et sait intimement que toutes les formes de vie quelqueelles soient sont animées du même souffle existentiel la même Onde de vie..

 

Un tel Bouddha peut choisir de rester silencieux, centré sur le hara ou de sexprimer par un chant, une danse ( cœur ) ou par une pensée ou histoire révélatrice dune vérité le hara est comme lendroit où la tige du Lotus sépanouissant au niveau du cœur ou de la tête prend racine

 

Wydyr 1° décembre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans philosophie appliquée

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