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3 articles avec nouvelles de wydyr

LA REVOLUTION ORGANIQUE !

Publié le par Wydyr

LA REVOLUTION ORGANIQUE  !

LA REVOLUTION ORGANIQUE !

La portion de frites bien grasse avalée par Pierre transita son œsophage……

  • Encore des patates OGM, dit l’œsophage, du Monsanto garanti accompagné d’une huile cuite et recuite, j’en connais qui vont pas être content la dessous ! bon çà fait rien, moi mon boulot c’est juste de faire passer le bol alimentaire. !

L’estomac fort occupé à digérer le reste de choucroute de la veille au soir ne fut guère ravi de recevoir encore du boulot supplémentaire.

  • Çà y est, il va encore falloir que je mastique, que le lâche les enzymes digestifs, çà finira donc jamais ! à croire que les humains passent leur temps à bouffer. Heureusement que je peux me reposer pendant la nuit.

Au bout de quelques heures de vaillants efforts, l’estomac envoya le ballast des résidus non assimilables vers la poubelle intestinale et l’essence extraite vers le foie afin qu’il la transforme en glycogène assimilable qui serait stocké dans le réservoir organique.

Autant dire que celui-ci qui était plus que surbooké par les éléments indésirables résultant de l’ingestion de choucroute saucisse arrosée de bière ingurgitée la veille au soi par Pierre ne fut guère bonne humeur.

  • C’est incroyable rouspéta t’il ! encore des résidus de mal bouffe, en plus tout cela est indigeste, ce Monsanto ne crée que des aliments incomestibles et qui se charge du boulot ? Moi. Quand je pense que Pierre passe son temps à râler contre son patron et se plaint de ses 35 heures hebdomadaires ne penses pas une minute à moi qui bosse 24 heures sur 24, sans dimanche, sans jours fériés. En plus je suis aussi obligé de gérer les émotions de monsieur, surtout ses colères, çà perturbe mon bien-être et moi qui suis d’habitude si jovial et optimiste ; je suis épuisé par le boulot. Tiens ! y a des trucs que je ne peux pas synthétiser, je vais les envoyer à la vésicule.

Dame vésicule qui, il faut le dire avait un mauvais caractère, pessimiste, acariâtre, remplie d’amertume reçut le chargement avec aigreur.

  • Çà y est encore de la caillasse à dissoudre. Je vais encore devoir fabriquer un surplus de bile pour dissoudre tout çà et je suis épuisée en ce moment. Il faudrait que Pierre arrête de bouffer n’importe quoi. Çà peux pas durer comme çà ! Il faut que çà change. Tiens je vais envoyer un SMS au foie et aux autres organes, on va organiser un tachât collectif.

Quelques temps plus tard, l’œsophage, le foie, la vésicule, et l’estomac étaient en ligne afin de faire le bilan de la situation. Dame vésicule prit la parole :

  • Je ne sais pas ce que vous en pensez mais j’en ai assez de faire de la bile à longueur de journée, j’ai un problème de réglage et maintenant je me retrouve avec un surplus de bile dont je ne sais que faire !
  • Moi c’est pareil dit le foie ! je suis surchargé, je me demande si je ne vais pas faire une jaunisse ou une crise de foie car je me sens lourd ! ces frites c’était vraiment trop, il faudrait que le patron arrête de s’empiffrer de n’importe quoi.
  • Et encore dit l’estomac, je fais le tri. Vous ne savez pas que pendant le repas Monsieur à siroté un demi-litre de Coca, et cette boisson bouzille tous mes enzymes digestifs et j’ai même des « trous » dans mon intérieur.
  • Des trous ! dit l’œsophage ! comment cela se peut –il ?
  • Le Coca est pire qu’un acide, il bouffe la viande. Si tu en mets sur un morceau de steak, au bout de quelques jours, y a plus de steak. Le coca à tout bouffé.
  • Mais alors çà attaque tes parois ?
  • Oui et en plus de cela comme c’est bourré de sucres, Pierre a eu soif à la fin du repas il s’est envoyé un grand verre d’eau glacée !
  • Et alors dit l’œsophage ? çà a du limiter les dégâts du Coca !
  • Que tu crois ! l’eau glacée à transformé l’huile des frites en graisse figée et je me suis retrouvé avec des morceaux de graisse un peu partout, d’ailleurs je crois même que j’en ai envoyé au foie !
  • Alors çà c’est vrai répondit le foie ! et puis moi la graisse et le sucre ce sont mes pires ennemis, j’ai de grosses difficultés à les assimiler ou les transformer.
  • Oui dit la rate et c’est pour çà que tu m’en balance les résidus !
  • Que veux tu que j’y fasse, je n’y peux rien, cela fait partie de mes fonctions automatiques.
  • Alors on discute, on discute qu’est ce qu’on fait ? dit l’estomac
  • On renvoie tout dit la vésicule ! tout le surplus ; la bile, les caillasses, la graisse, les frites, la flotte, le Coca !
  • Eh là ! dit l’œsophage, c’est moi qui vais tout recevoir et je ne suis pas prévu pour régurgiter ce qui a transité par moi !
  • Si mon vieux ! dit l’estomac. Çà fait partie de tes fonctions d’urgence !
  • Bon ok, si tout le monde insiste on régurgite !

Pierre qui était affalé sur son canapé sentit bien que quelque chose de bizarre se passait dans ses organes. Il fut pris de nausée, se leva en hâte et passe plus d’un quart d’heure la tête sur la lunette des WC à dégobiller le surplus non digéré. Sa gorge le brulait à cause de la bile, sa tête était comme une chaudière. Il pensa « comment çà se fait que je suis malade, j’ai pourtant pas fait d’excès, j’ai bouffé comme d’habitude ».

Son foie s’était mis au repos et Pierre se sentit glacé jusqu’au os et pour faire taire son mal de tête il avala un Alka Seltzer qui transita par l’œsophage, il envoya le message aux organes.

  • Çà y est je crois qu’il à reçu le message, il vient de boire une potion !
  • Qu’est ce qu’il à avalé !
  • Un Alka Seltzer !
  • Oh le con ! s’il croit que çà va régler le problème. Bon, espérons qu’il va faire la diète pendant quelques jours.

Pierre ne savait pas que ses organes communiquaient ainsi tout le long de la journée, mais s’il avait écouté un peu mieux il aurait évité bien des problèmes.

Wydyr – Sam- le 3 Mai 2016

Publié dans Nouvelles de wydyr

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YVES LE FAISEUR DE REVES

Publié le par Wydyr

YVES LE FAISEUR DE REVES

YVES LE FAISEUR DE RËVES

Le sang des poètes coulait dans ses veines. Non pas un liquide mièvre et douceâtre permettant de flotter au dessus des réalités, mais un sang fougueux, plein de vie, de désirs de jouissances, de créer, de transformer, de s’exprimer, un sang neuf et ardent qui désirait un monde nouveau quitte à tout bouleverser.

En son âme, il était un peu poète, vagabond et révolutionnaire. Son regard volait au-delà des mièvreries du quotidien. Dans tout homme des barricades, dans tout Gavroche se cache un poète, un Victor Hugo, un Baudelaire, un Musset, un Molière, un Fabre d’églantine. Sa nature ardente était à la fois sa Muse et son ennemie mortelle, sa Morgane des profondeurs, celle qui par sa passion pouvait le mener à sa perte.

Comment un poète peut-il encore vivre de nos jours, dans un monde aseptisé, bétonné, goudronné, compartimenté, divisé, rationalisé, stérilisé, pasteurisé, endimanché, conditionné, manipulé Comment peut- il encore laisser sa Muse exprimer ses ressentis et émotions face à un mur de béton ou à une bouche de métro puante et grouillante d’humanoïdes gris à l’extérieur comme à l’intérieur.

Un poète ne peut se contenter de vivoter, d’accomplir chaque jour à la même heure des actes mécaniques et robotisés, d'obéir à des lois et horaires contraignantes et à des habitudes sclérosantes.

Yves était son prénom - son nom il ne s'en souvenait même pas- il l'avait oublié. Il avait tout simplement envie de « vivre et de laisser vivre », de sucer la moelle de la vie à chaque instant comme un gourmet qu'il était. Vivre ce n'est pas que penser c'est aussi agir et cela il le savait.

Les poètes aiment à imaginer un monde meilleur, parallèle à la réalité, embelli, un monde de paix où le fleuve de vie coule et jouit à chaque instant sans être obligé d'entrer dans des moules tous faits. Yves était ivre de liberté. Il voulait être libre de penser ce qui lui plaisait, de parler, de chanter, de danser comme il le voulait, d'aimer qui il souhaitait sans avoir aucune autorisation à demander à la sainte église, au maire du village, ou au Maître d'école. Il voulait accomplir chaque acte librement et en acceptait toutes les responsabilités ; il désirait avant toute chose agir librement et sans mesure, oser faire ce que d'autres n'osent pas faire ou dire sans avoir de compte à rendre à personne.

Cependant il se pliait à la voix de sa Muse et respectait la seule règle acceptable : l’acte accompli se devait d'être positif dans son aboutissement même si son accomplissement provoquait le chaos, le désordre ou choquait la morale ou la religion.

Il avait lu l'histoire de ce fou tibétain, de ce Bouddha peu connu -Drungpa Kunley , ce provocateur dont chaque acte était une bénédiction . Ce moine fou ayant réussi à se faire héberger dans un monastère tenu par des moines constipés qui se languissaient à longueur de journée en répétant des formules laxatives pour se sentir soulagés de leurs péchés nés de leur peur de vivre. Il leur avait apporté le chaos en leur racontant des histoires paillardes, en rotant à souhait, en buvant ou mangeant à outrance, en ronflant et en se baladant pratiquement à poil tout en exhibant à ces chers moinillons le pieu puissant donc le ciel l'avait pourvu. Pieu qu'il ne se lassait pas de montrer où qu'il soit .Ce qui lui permit aussi d'attirer de nombreuses donzelles dans son pieu afin de leur faire connaître l'extase de l'amour ...

C'était un Maître dans l’art du tantra yoga et le Kâma-Sûtra n'avait aucun secret pour lui. Les jeunes vierges déflorées se trouvaient rapidement prises du désir d'illumination et nombreuses furent celles qui ont trouvé celle-ci suite à cette aventure insolite. Certes ce « fou » provoquait une belle pagaille mais que de lumière il avait aussi apporté par ses propos qui, quoique paillards et crus n'en coulaient pas moins du fût de sagesse et de compassion qui était en son cœur. Bousculer les habitudes était son occupation préférée - Yves était du même acabit.

Il savait qu'en chaque humain, habitaient deux personnages : celui extérieur qui se montrait à tous ; aimable, sociable, obéissant, poli, convenable, mesuré, raisonnable, manipulable, achetable, corruptible, instable, menteur mais diplomate, rentable , ajustable, conciliable, constipé, malade, colérique, frustré, réactif, ambitieux, critique et batailleur. Celui-ci r étant le Maître incontesté chez la plupart des individus. Quant à l'autre, celui qui est « dedans » est le poète, le troubadour, le jouissif, l'innocent, le naïf, le joueur, le clown, appelé aussi enfant intérieur, espiègle, rêveur, joueur, qui se complait à imaginer et à construire un monde meilleur.

Yves avait rencontré " son enfant " et il avait longuement dialogué avec lui. Il avait compris que tant que ce dernier serait frustré, limité, il ne pourrait pas trouver le bonheur. Il avait rapidement fait le rapprochement avec cet enfant divin dont parlent les écritures bibliques, ce petit Jésus innocent qui ne demande qu’à jouir de la vie. Mais alors pourquoi ? s’était-il dit, laissons nous Hérode , ce tyran ,ce mental qui veut tout maîtriser tuer ce petit être d'amour jusqu'à le crucifier ...Il fit de cette révélation sa religion.

Pas question de crucifier ce petit chérubin qui habitait en son cœur. Mais il fallait l'aider à grandir et Yves avait décidé d'y consacrer son existence. Cependant, les résolutions ne suffisent pas, encore faut il accomplir des actes et seuls les actes démesurés, inhabituels peuvent permettre d'avoir un autre regard. Jésus n'a t'il pas marché sur l’eau ! Transformé l'eau en vin ! Ressuscité des morts !, guérit des malades le jour du sabbat !...que d'actes inhabituels et démesurés mais si révélateurs !

Il va sans dire que Yves ne fréquentait plus guère les Eglises de pierre, sauf quand il avait besoin de prendre le frais. Il s'était fait de nombreuses fois piéger par les « projections » dans le futur en allant consulter des « voyants » qui lui avaient décrit son avenir probable ,jusqu'au jour où il avait rencontré une voyante particulière. Voici une narration de cette rencontre peu banale :

-cher monsieur, vous voulez connaître votre avenir ? lui dit la voyante

-oui, bien sûr !

-voulez vous que je vous délivre un secret ?

-oui ! je vous en pries.

-si vous voulez connaître votre avenir, écoutez vos pensées d'aujourd'hui, elles vous indiqueront ce que vous vivrez demain.

-????????

- eh oui! Mon brave monsieur. Tout ce que vous pensez détermine ce que vous vivrez demain, devenir Maître de ses pensées c'est maîtriser son destin. Voulez vous toujours connaître votre destinée ?

-à vrai dire je ne sais plus trop que penser. Mais pourtant certains de vos collègues m'ont décrit certaines choses que j’ai vécu, ils ne se sont pas trompés

-normal, tant qu'on est manipulable, on subit son destin !

-que voulez vous dire ?

-dés qu'on prédit un événement on le provoque. Le futur c'est nous qui le créons dans le présent. Ces « voyants » ont induit dans votre inconscient une image née de la vision qu'ils avaient de votre aura de l'instant ; .comme s'ils avaient lu dans vos pensées, dans des pensées dont vous n'êtes pas conscient.

-comme si leur œil était une sorte de laser !

-exactement. ! et tant que vous ne maîtrisez pas suffisamment votre esprit, votre inconscient prend toutes les dispositions nécessaires pour que la prédiction devienne réalité. Voyez- vous, toute prédiction est une sorte de prise de pouvoir, rien n'est écrit d'avance.

-mais alors pourquoi faites-vous ce métier ?

-je ne prétends pas être voyante, je ne fais pas de prédictions mais des prévisions. .Mes connaissances en astrologie et tarot me permettent de connaître les influences du moment, un peu comme le fait un météorologue, je perçois la force des vents, les dépressions atmosphériques, les énergies planétaires .Je me refuse à faire des prédictions.

-Mais pourtant certaines prédictions sont agréables, et si elles se réalisent n'est ce pas un bien ?

-hélas non I, ce n'est pas toujours un bien. Vous pouvez gagnez au loto demain, ce qui vous permettra de faire le voyage autour du monde auquel vous rêvez mais qui sera peut-être votre dernière aventure si votre avion se crashe dans l'océan. Une prédiction même bénéfique n'est toujours que manipulation. Avez-vous remarqué que ceux qui fréquentent assidûment les salons de voyance sont déçus si la personne consultée ne leur dit pas ce qu'ils attendaient ?

-si ! c'est vrai.

- ceux- là sont encore pire car ils cherchent à se faire manipuler - sans le savoir - en voulant eux mêmes manipuler le voyant - pour que celui ci leur dise ce qu'ils attendent et ils sont ainsi manipulés par eux mêmes, ce qui leur coûte fort cher. !

Ce n'est qu'ensuite que la voyante lui révéla la signification des arcanes tirées.... elle termina la consultation ainsi :

-faites ce que vous aimez et aimez ce que vous faites. Soyez innocent comme la goutte d'eau qui sort de la source, laisser vous coulez doucement, soyez cool, faites confiance totalement à la vie et ne vous encombrez pas d'un amas de connaissances inutiles.

En fait son message ressemblait fort à celui du Fou tibétain. Yves avait ensuite erré quelque temps et lui de nombreux livres sur le lâcher prise, la liberté de penser et tout en notant soigneusement tous les phrases qui résonnaient en lui.

Puis, Il se mit à fréquenter les conférences sur des médecines naturelles, l'écologie, les thérapies nouvelles ce qui ne faisait que l'embrouiller davantage. Il tomba même sur certaines prédictions qui indiquaient clairement la fin du monde pour l'an 2012. Alors il s’était dit ", A quoi bon se creuser la tête pour changer les choses puisqu’on ne peut rien modifier, il y a juste à attendre.

Mais quoi ? Dieu existe vraiment ?, ou est-il une création de l'homme ?est-il possible qu'un Grand Etre ait tout décidé, en détails, et que nous soyons ses marionnettes ?, si je créais comment le créerait je moi ? Tels était ses sujets de réflexion.

Il rencontra des gens merveilleux, formidables, mais aussi de nombreux paumés qui rêvaient d'un meilleur monde, demain, ailleurs, dans un paradis situé dans une autre dimension....était ce possible. ? Tout cela ne l’amenait qu’à penser encore et encore sans aucun répit et s’en trouva fort insatisfait.

N'est ce pas encore une fuite que cette imagination tournée vers demain ?si Dieu est esprit et que je suis une partie de Lui, il est évident que je dois créer et pour cela il me faut surveiller mes pensées. Mais si je suis Dieu, je ne peux avoir peur de rien, il me faut oser, donner, avoir l'audace de vivre avec une certaine démesure, construire la maison de mes rêves, qu'elle soit ronde ou ovale ou bizarroïde, m'habiller comme je le sens, imaginer ma vie autrement, devenir un héros de légende.....celui de ma propre existence. » J’ai le choix se entre continuer à gémir et à attendre des miracles en croyant à une Source extérieure ou à devenir moi- même cette Source et subvenir à tous mes besoins.

La voyante lui avait parlé de goutte d'eau, désormais il se sentait Source.

Yves avait un franc parlé. Un langage de rue. Il employait parfois des mots argotiques qui choquaient certains de ses auditeurs. Il n'aimait pas tourner autour du pot et n'avait que faire de mots bien séants, et quand il disait « j'ai cru péter les plombs» c'était suffisamment imagé pour éviter toute explication complémentaire.

Il en avait rencontré des espèces de fous, des comiques, des provocateurs, de certains qui osaient prendre les sens interdits Certains le faisaient pour leur gloriole personnelle mais d'autres le faisaient vraiment avec leur cœur pour montrer à la foule bêlante et geignante qu'on peut « vivre autrement ».

La chèvre de Monsieur Seguin n'avait elle pas montré le chemin ? Et tous ces gens de plume : Molière, Rabelais, La Fontaine, Saint-Exupéry pour ne citer qu'eux n'ont ils pas emprunté la même voie. ?

La poésie qu’Yves désirait faire entrer dans le quotidien n'était pas une suite de mots calibrés, alignés, comptés en pieds ou quatrains, alignés sur une feuille blanche ....mais une poésie vivante...Oser mettre de l'irrationnel dans le rationnel, des couleurs dans un monde gris, de la fantaisie dans un monde rigide.

L'acte du poète se doit d'être révélateur et pour cela il est parfois provocateur. Oser faire ce que l'on sent profondément en soi libère une énergie, et fait exploser cette barrière qui retient l'enfant intérieur dans une prison étroite élaborée depuis la plus tendre enfance. Lorsqu'un bébé doit naître en ce monde, il est indispensable que le vagin de sa mère soit ouvert sinon il meurt N’en est-il pas de même avec cet enfant intérieur?

Lorsqu'il rencontrait quelqu'un mal dans sa peau, Yves sentait intuitivement le malaise qui habitait la personne, ce fantôme qui la hantait et par un acte conscient et délibéré, parfois choquant permettait à cette énergie d'être expulsée ...

Il savait que tout mal-aise, non extirpé de la nature profonde de l'humain le ronge de l'intérieur.

Petit à petit il grignote le psychique et puis s'attaque au physique par le biais d'une maladie grave .Choquer pour guérir, était le remède qu'avait choisi Yves. Combien d'entre eux ont il prit le temps de penser que ce soir ils seront peut être morts ou malades, ou ruinés, ou cocus, ou prisonniers de fanatiques ? ... probablement aucun.

Dans un monde bien huilé, confortable, aseptisé, conforme, réglementé, on n’a pas le temps de penser à ces balivernes. Mais lui, il y pensait, il savait parce qu'il avait vécu toute son enfance et une bonne partie de sa vie dans un monde mal huilé, sans confort, miséreux, et instable comme peuvent le vivre certains errants, ou clochards qui ne possèdent que le ciel pour toit.

Mais cette expérience lui avait été profitable, parce qu'il avait ainsi appris à accepter les changements dés qu'ils arrivaient : coucher ici ou là, faire l'amour avec la blonde ou la brune, vivre à Paris ou à Mexico, peu importe. Rien n'est jamais acquis définitivement, parce que rien n'est définitif ...tout change à chaque instant....

La vision extérieure des choses ne lui brouillait plus la vue. Lorsqu'il mangeait il savait que ses aliments allaient nourrir les vers qu'il avait dans les intestins, quand il faisait l'amour à une femme ayant une poitrine superbe il lui arrivait de penser à ce qu'il y avait la dessous, peut-être de la silicone injectée, ou tout au plus des glandes mammaires, de la chair remplie d'hormones prêtes à fabriquer du lait. II n’était plus attaché aux apparences.

Un jour il rencontra une jolie femme, aux seins provocateurs et siliconés, aux fesses raffermies, à la peau retendue .Quand elle fut à poil devant lui – c'est-à-dire sans aucun poil- il eut soudain conscience que sa pilosité remarquablement présente le faisait ressembler à un singe et il fut pris d’un fou rire qu’il eut du mal à contrôler. Sa partenaire lui demanda alors pourquoi il riait ainsi et il lui dit « j’ai eu l’impression d’être un singe qui faisait l’amour à une poupée gonflable ». Il va sans dire que « madame » n’a pas du tout apprécié ce genre d’humour, susceptible qu’elle était, elle le gifla.

Yves était toujours prêt à accepter les responsabilités inhérentes à ses actes Son seul souci était d'aider l'autre à voir plus clair et madame « seins siliconés » à certainement suite à cet événement été amené à réfléchir sur l’événement. Cela l’a probablement amené à réviser son statut de femme. Etait- elle vraiment cette poupée Barbie pour qui on le prenait ? était elle consciente que les hommes couchaient avec elle uniquement pour baiser comme ils le feraient avec une poupée gonflable. ..Une Barbie pour assumer leurs fantasmes .... Était ce vraiment ce qu'elle voulait ? Cela s’avéra fort révélateur.

De plus en plus Yves était conscient de ses actes, aussi fous soient-ils. Il se prenait à penser « tant que mes actes sont répétitifs ils ne m'ouvrent pas de nouvelles perspectives , il est donc indispensable que j'aille au bout de mes actes au lieu de me contenter de petites actions minables et mesquines qui ne m'amènent qu'a éclater de colère suite à toutes mes frustrations. » .

Certes il fit des erreurs mais toute expérience comporte des risques. Provoquer ne doit pas être le but, « réveiller » est plus louable mais parfois les deux sont indissociables. Dans sa période d’apprentissage, il s’était fait piéger par qu’il avait plus réagi qu’agi spontanément et tout acte provoqué par une réaction aboutit à une destruction négative et cela n’était pas son but.

Il percevait l'existence comme un jeu de rôles permanents, selon l'action à accomplir. Il pouvait s'identifier à un acteur, l’imiter, essayer de penser comme lui, parler comme lui. Son théâtre à lui c'était la rue, le quotidien.

Pour jouer la pièce de sa vie il n'avait ni besoin d'élaborer des scénarios, de trouver des partenaires acteurs professionnels, de réaliser des décors grandioses, de louer des salles, de placarder des affiches, de vendre des programmes ou promulguer des tournées. Il se contentait de ce qui venait .Tout d'abord c'était le décor. Ce pouvait être une maternité, un cimetière, un supermarché, une église, un bordel, un bar, peu importe. Il prenait ce qui venait.

Après avoir jeté un coup d'œil sur le décor, il regardait les personnages présents, infirmières, caissières, putains, gendarmes, chiens, chats etc ...et ce qui était en train de se passer. Après avoir perçu la globalité du scénario possible, il se décidait à entrer en scène et devenait à la fois acteur et metteur en scène. L'acte qu'il posait devait être suffisamment fort pour provoquer un choc, suscitant un début de scénario grâce aux intervenants présents qui ainsi devenaient acteurs sans le savoir.

L'acte suscitait des revendications, des approbations, des discussions, des disputes, ou tout le contraire. Il ne cherchait pas à s’amuser au détriment des personnes présentes mais bel et bien à révéler autre chose, à démontrer que le pouvoir de modifier les ambiances, les rôles, les situations était l’apanage de tout individu.

Un jour il rencontra une femme prés d'une fontaine. C’était en hiver. Il faisait très froid. Elle femme était accompagnée d'un petit garçon qui avait malencontreusement posé son bateau jouet sur l'eau de la fontaine. Et le petit navire s'en était allé naviguer au milieu de vasque. Là ou personne ne pouvait plus l'attraper. La mère en colère invectiva son garnement et lui ordonna d’entrer dans l'eau pour aller récupérer le jouet. L'enfant pleurait. Il ne voulait pas entrer dans l'eau glacée. La mère insistant, Yves se décida à entrer en scène et dit à l’enfant.

-non petit ! n’entres pas dans l’eau. Ce qui naturellement fit réagir la mère :

-c'est mon enfant, je fais ce que je veux !

-non madame ! sa vie ne vous appartient pas. Si vous tenez tant à ce bateau, allez le chercher vous mêmes. !

La mère fulmina et l’injuria mais Yves resta calme mais fermé ancré dans ses positions.

-quelques clochards attirés par l’événement approuvèrent Yves et la mère finit par céder. Elle alla se procurer un manche à balai dans une boutique proche et récupéra le jouet. La foule se dispersa et Yves continua son chemin.

Son intervention, aussi banale fut elle a probablement sauvé la vie de ce garçon qui aurait pu mourir d’hydrocution. Une fois calmée la mère comprendrait certainement la leçon, car il est certain qu’elle aimait son fils et grâce à Yves elle n’aurait pas à se reprocher pendant le reste de son existence d’avoir « tué « son fils en l’obligeant à entrer dans l’eau glacée.

Chaque personnage de cette saynète à pu ainsi extérioriser ce qu'il était en lui .Chacun joua son propre personnage. Yves qui était fin observateur s'était rendu compte que l'éducation sociale .religieuse, et morale de la société amenait les individus à endosser le rôle d'un personnage stéréotypé : le gendarme, le collecteur d'impôts, ...un personnage qui joue le rôle qu'il a appris par cœur, tel un acteur conditionné par le texte de sa pièce.

C’est ainsi qu’à son insu il devint une sorte d’acteur des rues, improvisant ici ou là quand le besoin se faisait sentir et chaque intervention provoquait un petit miracle. La magie ne commence t’elle pas dans les actes tous simples comme l’a dit bien démontré Amélie Poulain qui avait été une sorte de Muse inspiratrice pour Yves.

Il permettait ainsi à chacun de jouer son rôle différemment : on peut-être gendarme et ne pas se comporter comme tous les gendarmes, ou être un percepteur est aimé pour sa générosité, sa sympathie plutôt que détesté. Yves par sa poésie réveillait la poésie de chacun et permit ainsi à chacun de jouer un rôle sans être identifié à un archétype culturel ou social.

L'avantage de ce théâtre quotidien c’est que la représentation est unique. Le décor change an permanence, les intervenants sont différents, les scénarios sont tous uniques. Il n'était point besoin de répéter la pièce, d'apprendre des phrases par cœur mais de laisser la trame s'improviser toute seule.

L’occasion lui fut donnée un jour de participer à un atelier de « « théâtre impro ». Il fut fort t surpris de constater que certains participants voulaient « improviser » tout en cherchant à l'avance ce qu’il allait dire. Ils montaient sur scène, remplis de trac face à cette situation inconnue.

Lors d’une séance d'expérimentation - et non de répétition car l'improvisation est incompatible avec celle ci - un événement « imprévu » força la petite troupe à une improvisation « improvisée ».

.

Le spectacle devait se passer à l'extérieur. Le ciel était bleu azur. Tout allait donc bien et la saynète débuta : le décor de celle ci consistait en une belle journée d'été dans un champ moissonné. Mais le ciel décida de faire une farce à la troupe.

Les anges de la pluie s'amusèrent à amener de gros nuages qu'ils percèrent à l'aide d'épingles affûtées tout en riant aux éclats. La pluie dégoulina à grosses gouttes sur la troupe alors qu’un acteur était en train de dire « nous allons certainement avoir une année de sécheresse ». Mince çà ne collait plus ! Il fallait tout changer.

Mais grâce à son talent d'improvisateur Yves modifia la trame du scénario et fit intervenir Dame la pluie qui s’était invitée dans l’histoire. Ouf I on est sauvé pensèrent les acteurs - il allait sûrement pleuvoir un bon bout de temps -donc il fallait assumer de continuer à jouer, trempés de la tête aux pieds ...La trame de la pièce glissa allègrement vers les inondations mais les anges de la pluie donnèrent un grand coup de pied aux nuages pour les envoyer un peu plus loin. La pluie cesse sur le champ, le soleil darda à nouveau ses rayons et il fallut encore modifier le scénario.

Celui-ci se modifia multiples fois tout au long de la répétition et ainsi l’histoire s’écrivit toute seule. Yves était aux anges. Il comprit que le Ciel jouait avec lui et avec nous tous et que les êtres assis là haut sur les nuages étaient au spectacle et raffolaient de nos aventures. Ils n'arrêtaient pas d'intervenir, de jouer avec nous- comme le font aussi les animateurs des télés réalités.

La vie sur terre n'était elle donc qu'une grande farce pour faire rire Dieu et les Anges ?...en tout cas Yves en était convaincu et laissa alors le Poète qui vivait en lui exprimer toute sa joie, sa folie, son humeur, son extravagance, sa spontanéité, quoi qu'il arrive.

Certains se demanderont peut- être? Mais de quoi vivais t'il ? quel métier faisait-il pour « gagner sa vie» ? Lui même ne le savait pas. Il ne fonctionnait qu'a partir de sa propre loi et celle ci était « si je fais ce que je dois, que j'aime ce que je fais et que je fais ce que j'aime et que mes intentions sont pures, l'argent nécessaire viendra d'une manière ou d'une autre » et c’est ce qui se passa.

Jamais il ne thésaurisa « dame argent » il avait établi avec elle un pacte de pure improvisation. L’argent liquide ne doit-il pas rester fluide comme tout élément liquide ? À quoi bon investir dans la pierre, dans le dur ? Dans le figé ? Dans le cristallisé » puisque tout est éphémère.

. Quand il rentrait de l'argent il utilisait celui ci pour permettre à une personne de ses relations à exprimer ce qu'elle désirait et à réaliser son rêve. Il devint « faiseur de rêves ». Il œuvrait pour faire la nique à cet elfe gris qui souvent s’installe dans la tête des gens et s’amuse à les tourmenter, a leur imposer des croyances, obligations, a leur instiller des peurs jusqu’à les transformer en robots ou zombies.

Yves était à la fois créateur de rêves et chasseurs de fantômes. Dés qu’il sentait la présence d’un fantôme du passé dans la tête d’une personne, il se mettait en action pour chasser cet intrus et permettre ainsi à la personne de libérer leur enfant intérieur et ainsi réaliser leurs rêves.

Certains érudits constipés de la tête et autres intellectuels endoctrinés de croyances le prennent pour un fou mais où est la limite entre la sagesse et la folie ! Quelle différence y a-t-il entre folle sagesse et sage folie ; nul ne le sait ! Est-il vraiment sage de continuer à vivre dans un monde pris d’un vent de folie ? Probablement pas !

Yves percevait le monde de folie qui était omniprésent alentour. Ce sont les croyances qui engendrent les fous. Les fanatiques religieux sont tous des « croyants ». Yves avait cessé de croire pour Etre, il puisait son inspiration dans le jardin d’Eden de son cœur, là où son Enfant intérieur s’amusait à jouir et à se réjouir de chaque instant qui passe.

Wydyr le 27 Mars 2016

Publié dans Nouvelles de wydyr

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L’ACTE MAGIQUE ! ET SI NOUS CHANGIONS NOTRE MONDE !

Publié le par Wydyr

L’ACTE MAGIQUE ! ET SI NOUS CHANGIONS NOTRE MONDE !

L’ACTE MAGIQUE ! ET SI NOUS CHANGIONS NOTRE MONDE !

Nul n’échappe au grand changement qui s’opère en nous et autour de nous à chaque instant. L’heure de la révélation est venue. L’Ombre se résorbe dans la Lumière et les dernières scories ténébreuses s’actualisent dans notre réalité. Nous ne devons pas oublier que tout cela n’est qu’illusion, que nous sommes les acteurs et actrices d’un scénario pré élaboré par nous-mêmes et nous avons le pouvoir de tout changer, encore faut il en émettre l’intention et passer à l’action.

Nous pouvons constater les manifestations de deux opposés : les scénarios de la Lumière s’actualisant comme magnifiques créations dans tous les domaines artistiques et relationnels et les scénarios de l’Ombre générant des atrocités comme ce fut le cas a Bruxelles récemment.

Face à tout cela, deux choix s’offrent à nous : soit nous considérons que nous sommes impuissants et laissons faire les choses et ainsi demeurons victimes de soi disant bourreaux, soit nous agissons en tant que cocréateurs conscients et participons à la création d’une nouvelle société. Il ne s’agit pas de lutter contre tout ce qui semble ne pas aller mais bel et bien de créer autre chose, d’effacer l’ardoise de l’illusion passée et de passer à autre chose.

Tous les possibles s’offrent à nous et ceci depuis le début de la création mais la partie de notre conscience qui reste immergée dans les sombres zones de l’inconscient collectif nous occulte la possibilité de changer les choses, du moins en apparence.

Il n’existe aucun univers objectif au sein duquel nous serions des pions manipulés par d’autres pions et où nous devons subir ceci ou cela. Il existe autant d’univers subjectifs que d’êtres pensants et observateurs. Chacun de nous expérimente l’univers tel qu’il imagine qu’il est.

Nous ne devons pas faire fi du pouvoir de l’imagination car celle-ci est l’élément déclencheur de toute transformation. Notre ADN ne peut être modifié que par le biais d’émotions ressenties, la pensée ne suffit pas pour changer les choses.

C’est là tout le dilemme de notre monde. Nous sommes incarnés dans un univers où la « chair » est modulable par les émotions ressenties, c’est à la fois une opportunité et une malédiction, du moins tant qu’on n’a pas compris le processus.

Notre cerveau est en quelque sorte l’ordinateur central de notre corps et il est intimement relié à notre 2° cerveau situé à proximité de notre centre Hara. Les cellules de nos intestins agissent en Co relation avec les neurones de notre cerveau. Lorsqu’une image suscite une émotion de peur, nous avons « mal au bide » nous ressentons un gène à ce niveau et tout notre biochimie corporelle en est modifiée.

Le cerveau est un décodeur, ce n’est pas lui qui créé la conscience mais il est l’outil créé par notre Soi conscience pour que nous puissions agir en tant que Co créateurs en ce monde. Il s’avère fort utile comme outil mais n’a aucune capacité de discernement. Il ne peut faire la différence entre l’émotion ressentie suite à une situation vécue et une émotion ressentie suite à une télé réalité, la vision d’un film ou la lecture d’un roman. Dés l’instant où nous ressentons une émotion, le cerveau l’enregistre comme réalité mémorielle qui se réveillera dés qu’un stimuli identique sera réactivé suite à un événement.

Simuler

Les comédiens utilisent la banque mémorielle de leurs vécus émotionnels pour nourrir les personnages qu’ils jouent sur la scène. Ils puisent en celle-ci pour que leur jeu de scène paraisse plus réel. Ainsi l’acteur ayant vécu la mort d’un parent peut jouer un rôle identique dans un film, il lui suffira de se re-souvenir de l’événement douloureux pour que les larmes lui montent aux yeux et rendent le personnage joué plus authentique. Il est très difficile de faire ressentir aux autres une émotion qu’on n’a pas vécu soi-même. Celui qui n’a jamais été heureux à de grosses difficultés à jouer un personnage heureux puisqu’il n’a pas la base de données référencées en son cerveau.

Le fait que notre cerveau soit sans discernement est un point faible qui cependant peut devenir un point fort. Car même si nous n’avons pas vécu une émotion particulière rien ne nous empêche d’utiliser les moyens mis à notre disposition pour simuler l’expérience par la vision d’un film ou la lecture d’un livre. C’est là le but de tout l’art créatif, le théâtre, les romans, les films, les chansons, les photos.

Tout est à notre portée pour enrichir notre imaginaire et enregistrer de belles émotions qui nous serviront à changer nos états d’âmes quand ceux-ci sont au plus bas.

Nous disposons donc du pouvoir de modeler notre banque de données par le biais de tout ce qui nous est proposé par les médias. A nous cependant de choisir les bonnes émotions et tout ce qui les suscite.

A chaque fois qu’une catastrophe se produit sur la terre, qu’elle soit un attentat ou un tremblement de terre, les médias s’empressent de diffuser ces informations sur les chaines télés et radios jusqu’à alourdir le climat. Les instances gouvernementales insistent lourdement en déclarant « les risques d’attentats sont imminents, personne ne peut vraiment être certain d’y échapper ». Ce genre d’information répétée à longueur de journée finit par s’inscrire comme réalité dans l’inconscient collectif et devenir une réalité pour ceux et celles qui se laissent impressionner.

Il ne sert à rien de jouer les détracteurs en luttant contre ces médias manipulateurs puisque cela revient à leur donner plus d’audience. Cependant il est possible de ne pas y donner plus d’attention qu’il se doit. On peut noter l’information au niveau mental afin d’éviter d’aller dans des lieux plus propices à ce genre d’événement mais sans pour cela se laisser envahir par une émotion de peur ou de panique.

Le jour et à l’heure des attentats de Bruxelles, j’étais à l’aéroport de Southampton en Angleterre. On nous à annoncé un retard, puis le bus nous a embarqué pour nous amener à l’avion et après avoir poireauté un bon bout de temps nous à ramené à l’aérogare et nous à débarqué. On nous a simplement annoncé qu’il y avait des choses à vérifier au niveau sécurité sur l’avion. Une heure plus tard on a enfin embarqué mais dans un autre avion. Ce n’est qu’une fois en France que j’ai appris ce qui s’était passé à Bruxelles. Certes on pourrait reprocher aux responsables de ne pas nous avoir indiqué la cause précise du retard mais cela aurait certainement provoqué plus de mal que de bien car il est fort probable que nombreux des passagers du vol auraient « imaginé » le pire et auraient peut être refusé d’embarquer.

Envisager le pire, c’est ce que font les médias tout au long de la journée mais chacun d’entre nous est libre de ne pas se nourrir de ces informations qui nourrissent des climats de peur. Certes il faut être vigilant et prudent et peut être faut il éviter de prendre des risques inutiles en s’embarquant vers des destinations à risque, cependant il n’est guère utile de nous imprégner de ces scénarios, car ils ne sont que cela, des « possibles » des probabilités mais non des réalités.

Nous nous posons parfois la question « pourquoi mes intentions ne se concrétisent elles pas ? » ou « pourquoi la loi d’attraction semble ne pas fonctionner pour moi ?» car reconnaissons le, çà ne marche pas avec un claquement de doigt.

Chacun de nous est magicien au niveau de son expérience puisque les pensées suscitent des émotions qui créent notre réalité. Cependant notre pouvoir s’arrête aux limites de notre royaume, de notre réalité personnelle et nous n’avons pas le pouvoir de changer les choses du collectif, sauf si nous nous unissons pour créer des égrégores particuliers. Il y a une différence fondamentale entre parler de magie, prononcer des incantations plus ou moins exotiques en pratiquant des danses rituelles et « être magicien » c'est-à-dire capable de changer l’ordre des choses. Réussir cela au niveau personnel est déjà un challenge en soi, alors ne soyons pas imbus de nous même en claironnant sur la toile que nous sommes de puissants magiciens et que nous pouvons tout changer.

L’autre jour sur Face Book j’ai lu le commentaire d’une personne qui prétendait être capable d’éliminer les chemtrails qui étaient au dessus d’elle. Cette personne montrait preuve à l’appui des photos du chemtrails, avant et après (quand il avait disparu) et prétendait pouvoir les dissoudre à volonté ! C’est ce genre d’affirmation qui fait penser à la masse publique que ceux qui pratiquent une voie spirituelle sont des charlots, des illuminés qui font de l’auto allumage et ne produisent que des étincelles d’illusion. Soyons honnêtes avec nous-mêmes ! Nous ne disposons pas de ce pouvoir d’éliminer toutes les pollutions ambiantes par contre nous disposons du pouvoir de ne pas en être affecté au niveau personnel.

C’est notre intention posé sur la chose qui détermine l’effet que celle-ci aura sur nous-mêmes. Si nous buvons de l’eau du robinet en étant convaincu que celle-ci est bonne pour notre organisme et que nous ressentons vraiment cela, il en sera ainsi mais ce n’est pas pour autant que nous changerons la composition physique de cette eau. Cependant les particules polluées n’auront pas d’effet sur « notre corps » mais garderont leur capacité de pollution pour ceux et celles qui la boivent sans intention précise.

Chaque intention pour s’actualiser doit être nourrie d’une émotion ressentie dans tout notre corps, sinon rien ne se passe. L’émotion active des secrétions hormonales qui modifient la biochimie de notre corps et donc notre ADN. Si nous nous trouvons dans une situation de « froid » il nous suffit d’émettre l’intention de chaleur et de visualiser un soleil qui nous réchauffe de l’intérieur. Pour cela il faudra avoir au préalable ressenti cette chaleur solaire sinon on ne pourra l’imaginer. Il s’agit donc de ne pas oublier de remplir notre banque de données de bonnes émotions souvenirs pour que celles-ci soient disponibles quand nous en aurons besoin. Dans le cas précité, il suffira de profiter de nos moments de loisirs, de vacances pendant l’été pour emmagasiner ces émotions ; se mettre au soleil, fermer les yeux, ressentir cette chaleur, remercier, conscientiser.

Plus on met de conscience dans ces actes plus l’information émotion est puissante. L’occasion de faire de tels exercices nous est donnée plusieurs fois par jour. Chaque événement peut être utilisé pour conscientiser : prendre sa douche, apprécier l’eau que l’on boit, gouter un fruit. Tout doit être utilisé pour « nourrir l’imaginaire de bonnes émotions » qui viendront activer nos intentions au moment désiré.

Nous n’avons pas d’excuses valables pour ne pas agir ainsi. Que de musiques, de films, de chansons, de romans sont à notre disposition pour nourrir notre imaginaire de bonnes émotions. Naturellement le processus agit aussi dans l’autre sens : si nous nous nourrissons d’émotions fortes et violentes suscitant la peur, l’horreur, la guerre, la violence, la torture, les forces démoniaques, celles-ci agiront aussi à notre insu lorsque nous nous trouverons dans une situation entrant en résonance avec cela.

Exemple : vous visualisez un film dans lequel une jeune femme se fait violer dans une ruelle sombre. Le jour où vous vous trouverez dans une ruelle sombre, l’émotion ressurgira et vous ressentirez la peur et si un individu rodant dans le coin est branché sur la même fréquence, il viendra vous violer.

Il importe donc de « veiller » à notre nourriture émotionnelle, mentale et psychique autant que notre nourriture physique.

Tous les outils spirituels que nous utilisons (tarot, runes, astrologie) et les symboles magiques ‘(géométrie sacrée) et certains exercices (ascension de la Kundalini) agissent comme « outils placebo ». ce ne sont pas eux qui déclenchent les imageries et ressentis mais nos intentions suivies d’un ressenti émotionnel. Il suffit de centrer notre pensée sur l’action désirée pour que le ressenti s’actualise. Il suffit d’imaginer l’énergie monter le long de notre Kundalini pour que nous ressentions cela. La pensée sert de déclencheur mais ce n’est pas elle qui créé le mouvement, c’est la conscience posée sur l’énergie.

Nous pouvons aussi nous imaginer des choses que nous pensons vraies mais qui ne le sont pas en réalité. Les personnages auxquels nous nous identifions suite à nos lectures et films préférés peuvent ainsi sembler réels dans notre réalité.

Attention aux fantasmes !

C’est la raison pour laquelle il y a nombreux hommes qui s’imaginent avoir été Merlin parce qu’ils ont beaucoup lu de livres sur ce personnage et une fois arrivé en Brocéliande, il leur suffit de penser à Merlin pour ressentir sa présence et se sentir habité par celle-ci. Certes l’onde de résonnance peut les mettre en contact avec l’énergie de Merlin mais cela ne veut pas dire qu’ils sont Merlin. L’imagination peut donc être fort utile car s’imaginer être Merlin oblige à un certain comportement sacré et à se sentir un peu plus sage. Cette identification sert alors d’effet placebo permettant une élévation vibratoire. Cependant l’imagination devient obstacle quand le personnage invoquant cette Présence croit qu’il est le Personnage invoqué.

L’imagination est donc un outil formidable a condition toutefois de demeurer conscient qu’ici bas tout est illusion, tout n’est que reflet du réel.

Le coffre aux trésors

Notre cerveau imaginatif a besoin de nourriture. Il est en quelque sorte notre « coffre au trésor » et peut s’avérer fort utile dans certaines situations. Il est donc conseillé d’utiliser les outils spirituels mis à notre disposition pour renforcer notre imagineriez interne. C’est ainsi que j’ai utilisé l’astrologie et surtout les arcanes de tarot. Chaque carte révèle une situation bien précise, un état d’être à atteindre ou à vivre. Ainsi à chaque fois que je tire une carte (une seule suffit) il suffit que je me projette dans la situation évoquée par celle-ci pour que je ressente le « message vibratoire » qu’elle m’offre en ce jour. Cela m’aide à développer mon imagination et ainsi à me préparer à vivre ce que la carte m’a révélé.

Notre enfant intérieur a besoin de ce coffre aux trésors pour pallier à certains événements. Si on a besoin de chaleur on peut imaginer un soleil ou un feu de bois, si on a besoin de couper un lien on peut utiliser une épée ou un ciseau. Tout est possible. Il suffit d’un peu d’imagination et dés qu’on « ressent » cela comme réel, cela le devient. A chacun de puiser dans son imagerie.

Pour que l’intention magique s’accomplisse il faut ressentir et ensuite accomplir un acte de foi. J’ai toujours senti cet appel de mon magicien intérieur, de cet Enfant qui veut partager sa joie de créer et inviter les autres à faire de même.

Mon expérience dans le domaine théâtral et scénique (chant, expression corporelle) m’a amené à expérimenter une sorte de théâtre impro thérapie qui m’a émerveillé. En effet pour qu’une situation soit définitivement réglée il faut que le « corps » enregistre l’information et pour cela un acte est nécessaire.

Exemple : une jeune fille avait de gros problèmes relationnels avec sa mère et en était très chagrinée. La confrontation directe avec sa mère étant impossible, le problème restait latent.

Deux possibles s’offrent alors pour régler ce problème :

  • Le théâtre impro permet de recréer la scène. La jeune fille jouera son rôle et une autre personne jouera le rôle de la mère. La jeune fille pour exprimer à sa mère ce qu’elle veut lui dire.
  • L’écrit. La personne peut écrire un texte ou un poème à sa mère et le lire lors d’une réunion familiale. Non pas un texte accusant sa mère mais quelque chose qui fasse ressortir sa douleur et son amour, par exemple « maman, il y a si longtemps que je désire te serrer dans mes bras et te dire que je t’aime ». la jeune fille peut aussi écrire une chanson ou pourquoi ne pas écrire une histoire qui finit bien. Il est évident que la mère entendant cela sera émue.

N’est ce pas ce que font la plupart des artistes grâce à leurs chansons, peintures, romans, poèmes alors qu’attendons nous pour être artistes de notre vie. La scène nous est offerte, le quotidien est là, à chaque instant nous pouvons créer des jeux de rôles, n’importe quel lieu peut faire l’affaire ; un bistrot, un quai de gare, un embouteillage, un lieu de travail, les acteurs et actrices sont là ! Tout est possible ! Les accessoires sont disponibles, tout peut être utilisé, un vase, un rouleau de papier cul, un seau, un balai.

A chaque instant chacun de nous à la capacité de générer un petit miracle comme Amélie Poulain. Le quotidien est notre scène. Alors revêtons nos costumes et accomplissons ces actes magiques. Utilisons les scénarios de notre quotidien et comme tout bon magicien ou magicienne nous pouvons transformer les drames en comédies, les situations compliquées en joyeuses réjouissances et inviter ceux et celles qui sont encore conditionnées par les scénarios de leurs drames passés à sortir de leur enceinte fortifiée par leur mental et oser vivre une autre vie, une belle vie !

Voilà le choix qui s’impose à nous : Gémir et pleurer avec les victimes en pensant que tout va mal, ou rire et créer avec des personnes joyeuses, aimables, simples et aimantes la vie.

Depuis de nombreuses années j’ai partagé les fruits glanés tout au long de mon parcours, j’ai écrit nombreux articles sur ma gazette afin de partager mon savoir mais le grand changement m’a touché en profondeur et m’a invité à modifier mes prestations.

Désormais je n’écrirais que peu ou pas d’articles comme celui- ci mais je partagerais ce qui peut s’avérer utile en ces temps par le biais de récits initiatiques, de nouvelles inédites dont nombreuses seront quelque peu auto biographiques. J’ai vécu récemment plusieurs événements qui ont obligé « Christian Duval » à laisser la place à « Wydyr » qui est à l’origine de la « gazette de Wydyr ».

Wydyr c’est cet autre moi-même, raconteur d’histoires, cet acteur de la vie qui vous invite à redonner à votre enfant intérieur la place qui lui est due et à lui restituer un coffre plein de trésors ou chaque objet raconte une histoire.

Cela à débouché sur un projet : réaliser une rencontre atelier d’une journée où je pourrais partager avec ceux qui le souhaitent cette expérience de création instantanée, de théâtre improvisée et où je pourrais donner un petit coup de pouce créateur à ceux qui en ont besoin. En tout cas une chose est certaine.

Cette rencontre sera ludique, joyeuse, révélatrice, créatrice et bénéfique. Si vous souhaitez participez à cela, il vous suffit de vous inscrire via ma boite mail de la « gazette de wydyr » et deux possibles s’offriront à vous : soit vous réunissez un nombre de personnes intéressées dans votre région, soit je vous proposerai les lieux où cela est déjà programmé. Les places seront limitées alors n’hésitez pas ; vous n’avez rien à perdre mais tout à gagner !

Wydyr

Les prochaines parutions de Wydyr seront plus axées sur le type « Nouvelles de Wydyr » que sur la forme « article éditorial » comme jusqu’à ce jour.

La Magie est à votre Porte !!! Ne la laissez pas passer.

Publié dans Nouvelles de wydyr

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